Après des explosions et des fusillades près des ambassades israéliennes en Suède et au Danemark, les services de sécurité suédois ont fait état de la possibilité d’une implication de l’Iran.
Fredrik Hallström, chef des opérations des services de sécurité suédois, a déclaré lors d’une conférence de presse jeudi 3 octobre, en réponse à une question sur le lien potentiel de l’Iran avec ces incidents, qu’il existe des éléments qui pourraient pointer dans cette direction.
Il a ajouté que cette possibilité est en partie due au choix des cibles [de l’attaque] et à la manière dont elle a été exécutée, mais a souligné qu’il s’agissait de pure spéculation et non d’informations complètes.
Mercredi, la police danoise a signalé deux explosions, « probablement avec des grenades à main », près de l’ambassade d’Israël à Copenhague et a annoncé l’arrestation de trois citoyens suédois en lien avec les incidents.
Selon le rapport, les autorités judiciaires danoises ont émis jeudi des ordres de détention contre deux suspects suédois, âgés de 16 et 19 ans, tandis qu’un troisième citoyen suédois a été libéré.
En outre, la police suédoise a signalé que l’ambassade d’Israël à Stockholm avait été la cible de tirs la veille des explosions de Copenhague.
En mai 2024, les services de sécurité suédois avaient indiqué que le régime iranien tentait de recruter des gangs criminels suédois pour commettre des actes de violence contre Israël et ses intérêts en Suède.
La chaîne de télévision suédoise SVT a rapporté mercredi avoir obtenu des informations indiquant que les récentes attaques contre les ambassades israéliennes à Stockholm et Copenhague avaient été ordonnées par le réseau criminel suédois Foxtrot à la demande du régime iranien.
Ces attaques ont coïncidé avec des frappes de missiles du régime iranien contre Israël.
Cette méthode permet au régime iranien de se distancier des activités terroristes et de présenter ces actions comme de simples actes criminels.
Le régime iranien a utilisé des tactiques similaires pour intimider son opposition en Europe. Par exemple, la Belgique a condamné un diplomate iranien en Autriche pour avoir tenté d’attaquer un rassemblement de l’opposition iranienne à Paris, le condamnant à 20 ans de prison. Cependant, il a été libéré lors d’un échange controversé en 2023 et renvoyé en Iran.
L’une des méthodes favorites de Téhéran est d’engager des criminels pour commettre des actes terroristes au nom du régime iranien contre ceux qu’il considère comme ses ennemis.
Selon cette source, le mois dernier, la Suède a accusé Téhéran d’avoir piraté un service de messagerie pour envoyer 15 000 messages à des Suédois dans le but de « créer des divisions dans la société » et de présenter la Suède « comme un pays islamophobe ».
Le Washington Post a également rapporté le 12 septembre que le régime iranien, s’appuyant sur des réseaux criminels occidentaux, préparait des actions violentes contre ses opposants aux États-Unis et en Europe.

