Un tribunal américain a accusé Mohammad Reza Nouri, membre du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), de meurtre et d’activités terroristes en lien avec le meurtre d’un citoyen américain en Irak en 2022.
Les procureurs fédéraux de New York ont annoncé vendredi 20 décembre que ces accusations contre Nouri, 36 ans, pourraient conduire à la réclusion à perpétuité, voire à la peine de mort.
Ce membre du CGRI a été arrêté en mars 2023, en compagnie de quatre membres de milices soutenues par le régime iranien en Irak, accusés du meurtre d’un enseignant américain nommé Stephen Troell.
M. Troell, âgé de 45 ans et originaire du Tennessee dans le sud des États-Unis, vivait en Irak avec sa femme et ses enfants. Il a été abattu dans son véhicule personnel dans le quartier de Karrada à Bagdad il y a deux ans à l’automne.
Mohammad Reza Nouri, connu sous son pseudonyme « Abu Abbas » et qualifié dans les médias iraniens de « défenseur du sanctuaire », a été détenu en Irak pendant 16 mois avant d’être condamné à la réclusion à perpétuité en août dernier.
Selon le procureur général américain par intérim, Nouri est accusé d’avoir orchestré l’assassinat de ce citoyen américain.
Il aurait recueilli des informations sur les déplacements de M. Troell pour les assaillants et leur aurait fourni des armes et un lieu sûr.
Des responsables judiciaires américains ont affirmé devant le tribunal que le jour du meurtre, ce membre du CGRI avait célébré l’acte avec l’un de ses complices et était rentré en Iran depuis l’Irak la nuit même.
Le procureur américain par intérim a déclaré que le régime iranien cible activement les citoyens américains du monde entier pour réprimer la dissidence et venger le meurtre de Qassem Soleimani.
Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods du CGRI, a été tué lors d’une frappe de drone américain à Bagdad en janvier 2020.
Ismail Baqaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a précédemment nié les accusations contre Mohammad Reza Nouri, les qualifiant de « complot de groupes liés à Israël ».
Il a déclaré à l’agence de presse officielle du régime iranien IRNA que ces allégations visent à compliquer davantage les relations entre l’Iran et les États-Unis.
L’Iran a déjà nié des accusations similaires, les rejetant comme sans fondement.

