Dans le cadre d’une nouvelle mesure visant à freiner les activités déstabilisatrices du régime iranien, le département du Trésor américain a imposé des sanctions à un réseau secret impliqué dans l’achat de composants de drones pour le CGRI du régime iranien. Ces sanctions visaient des individus et des entités de plusieurs pays, dont la Chine et la Turquie, qui ont fourni au régime iranien des composants avancés pour améliorer son programme de drones.
Le département du Trésor a confirmé que ce réseau utilisait des sociétés écrans et des itinéraires complexes pour échapper aux sanctions précédentes, prouvant une fois de plus les violations continues du droit international par le régime iranien et son soutien aux milices mandataires dans la région. Des rapports indiquent que des drones iraniens ont été utilisés dans des attaques contre des cibles civiles et militaires, notamment en Ukraine, soulignant la menace croissante posée par cette technologie entre les mains du CGRI.
Ces sanctions reflètent l’engagement des États-Unis à couper le financement et le soutien technologique au régime iranien, réduisant ainsi ses capacités militaires qui constituent une menace pour la sécurité régionale et mondiale. Washington a également appelé la communauté internationale à prendre des mesures similaires pour empêcher le régime iranien d’étendre son influence par l’intermédiaire de ses mandataires armés.
Cette mesure fait partie d’une série de sanctions imposées au CGRI et aux institutions affiliées, en particulier alors que les tensions dans la région s’intensifient et que le régime iranien continue de défier les résolutions internationales. Malgré ces sanctions, de nombreux rapports suggèrent que le régime iranien cherche toujours d’autres moyens d’acquérir une technologie militaire interdite, ce qui nécessite des efforts intensifiés pour mettre un terme à ses activités illicites.
Un citoyen américain condamné pour avoir exporté illégalement du matériel vers l’Iran
Dans un développement connexe, les autorités américaines ont condamné Ray Hunt, un citoyen américain de 71 ans originaire de l’Alabama, à cinq ans de prison pour avoir exporté illégalement du matériel industriel vers l’Iran, en violation des sanctions imposées en vertu de la « Loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux ».
Selon les documents judiciaires, Hunt a plaidé coupable en juillet 2024 d’avoir conspiré pour exporter des marchandises américaines interdites vers l’Iran par l’intermédiaire de sa société, « Vega Tools », qu’il a créée en 2014 sous le couvert du commerce de matériel énergétique. De 2015 jusqu’à son arrestation en novembre 2022, il a travaillé avec deux sociétés iraniennes basées à Téhéran, envoyant des équipements de pointe pour les industries pétrolières, gazières et pétrochimiques iraniennes en utilisant des sociétés intermédiaires en Turquie et aux Émirats arabes unis pour dissimuler la véritable destination des expéditions.
Le tribunal a constaté que Hunt avait utilisé des méthodes trompeuses, notamment en transférant des fonds par l’intermédiaire de banques émiraties et en fournissant de fausses informations aux compagnies maritimes concernant la destination finale des marchandises. Il a également induit en erreur les responsables américains sur ses opérations commerciales à son retour d’Iran en mars 2020.
Son dossier a été poursuivi par les procureurs fédéraux de l’Alabama et par la section du contre-espionnage et du contrôle des exportations du ministère américain de la Justice, ce qui a conduit à sa condamnation et à sa peine.

