Au moment de l’explosion du port de Rajaei, Behzad Akbari, PDG de la société de communication d’infrastructure du régime iranien, a annoncé une cyberattaque massive et sophistiquée contre les infrastructures du pays, affirmant que les attaques avaient été identifiées et que des mesures préventives avaient été prises.
Le lundi 28 avril, Akbari a publié sur le réseau social X (anciennement Twitter) que ces attaques de grande ampleur avaient eu lieu le dimanche 27 avril.
Le PDG de la société de communication d’infrastructure n’a pas fourni plus de détails sur l’origine ou les objectifs des attaques, mais a déclaré qu’elles avaient été identifiées grâce aux efforts des équipes de sécurité et techniques.
Ces attaques ont eu lieu un jour après l’incendie et l’explosion du port de Rajaei à Bandar Abbas et le troisième cycle de négociations entre le régime iranien et les États-Unis.
Le site d’information technologique d’État Digiato, citant le dernier rapport de l’Infrastructure Communications Company, a écrit : « Le nombre d’attaques DDoS a doublé cet hiver par rapport à l’automne.»
Le rapport précise : « Les statistiques montrent qu’alors qu’à l’automne 2024, le nombre d’attaques enregistrées dépassait 57 000, ce chiffre est passé à 101 000 cet hiver.»
Ce n’est pas la première fois que les infrastructures du régime iranien sont la cible de cyberattaques.
Lors de la dernière attaque de ce type, début avril de cette année, un groupe de pirates informatiques a annoncé avoir piraté la base de données clients de la Mobile Telecommunication Company of Iran (Hamrah-e Aval), le plus grand opérateur de téléphonie mobile du pays, et avoir accédé aux informations de 30 millions de clients.
Les cyberattaques ciblant les serveurs du système principal de la Banque centrale d’Iran, vingt autres banques, le bureau présidentiel, les systèmes du Parlement, la chaîne de télévision publique IRIB, le centre « MAHER » affilié au ministère des Technologies de l’information et de la communication, le réseau de distribution de carburant, la municipalité de Téhéran, des compagnies d’assurance, l’Organisation pénitentiaire et la prison d’Evin figurent parmi les cyberattaques qui ont ciblé les infrastructures du régime iranien ces dernières années.
Ces attaques ont, dans certains cas, entraîné la paralysie de ces institutions et organisations, ou le vol, la publication ou la vente en ligne de leurs informations confidentielles.

