Ali Khamenei, guide suprême du régime iranien, a confirmé, au sujet des récentes manifestations, la mort de plusieurs milliers de personnes et a déclaré que le régime iranien n’entendait pas entraîner le pays dans une guerre, mais qu’il ne laisserait pas impunis les « criminels nationaux et internationaux ».
Samedi 17 janvier, lors d’une réunion avec des proches du régime à l’occasion de l’Aïd al-Ma’bath, Ali Khamenei a confirmé la mort de plusieurs milliers de personnes durant le soulèvement national iranien et a déclaré : « Nous n’avons pas l’intention d’entraîner le pays dans une guerre, mais nous ne laisserons pas impunis les criminels nationaux. Nous ne laisserons pas impunis non plus les criminels internationaux. »
Selon certaines sources, les forces répressives du régime iranien auraient tué plusieurs milliers de personnes au cours des nuits 8 et 9 janvier.
Pour expliquer les méthodes du régime iranien, Khamenei a évoqué les « premières guerres islamiques » et l’action du premier imam chiite, le décrivant comme « victorieux dans toutes les batailles » et se comparant implicitement à lui.
Parallèlement à ces déclarations, des informations circulant sur les réseaux sociaux, provenant de différentes villes du pays, indiquent que la répression sanglante des manifestations, le déploiement de forces militaires, les perquisitions domiciliaires, la confiscation des cartes mémoire des caméras de vidéosurveillance et le renforcement des contrôles de circulation ont de facto instauré un état de loi martiale dans une grande partie de l’Iran.
Avertissement de Khamenei à Trump
Plus loin dans son discours, Khamenei a affirmé que Donald Trump, le président des États-Unis, était personnellement impliqué dans cette « sédition », qu’il avait « encouragé les séditieux » et qu’il avait promis un « soutien militaire ».
Il a déclaré que depuis le début de la révolution jusqu’à aujourd’hui, « la domination américaine a été éradiquée sous la direction de l’Imam Khomeini », ajoutant : « Dès le premier jour, ils n’ont eu qu’une idée en tête : rétablir cette domination. »
ما گزارشهایی شنیدهایم مبنی بر اینکه جمهوری اسلامی در حال آمادهسازی گزینههایی برای هدف قرار دادن پایگاههای آمریکایی است. همانطور که رئیسجمهور ترامپ بارها تأکید کرده است، همه گزینهها روی میز باقی ماندهاند و اگر رژیم جمهوری اسلامی اقدام به حمله به داراییهای آمریکا کند،… pic.twitter.com/3Rj0HU2FBv
— USAbehFarsi (@USABehFarsi) January 17, 2026
Khamenei a affirmé : « Nous avons réprimé la sédition, mais cela ne suffit pas. L’Amérique doit rendre des comptes. »
Khamenei a ajouté : « De même que la nation iranienne a vaincu la sédition, elle doit vaincre les séditieux. »
Au même moment, le compte en persan du Département d’État américain sur X annonçait : « Nous avons reçu des informations selon lesquelles la République islamique se prépare à cibler des bases américaines. »
Le message soulignait que Washington suivait de près l’évolution de la situation et était prêt à réagir.
Le message citait le président américain, qui déclarait que « toutes les options restent sur la table » et qu’en cas d’attaque contre des intérêts américains, le régime iranien se retrouverait face à une force extrêmement puissante.
En conclusion, le compte Instagram du Département d’État américain en persan, diffusé sur X, a rappelé que cette position avait déjà été exprimée et était réaffirmée : « Ne jouez pas avec le président Trump.»
Plus loin dans son discours, Khamenei a déclaré : « Je ne tolérerai aucune insulte envers le président, les chefs des autres pouvoirs et les hauts fonctionnaires du pays.»
Ces déclarations interviennent alors qu’il est lui-même la cible de slogans appelant à son renversement, scandés par des manifestants dans tout le pays. Partout en Iran, les protestataires scandent : « Cette année est l’année du sang ! Seyed Ali (Khamenei) sera renversé ! » et « Mort au dictateur ! »

