IranAFP: des parlementaires français s'interrogent sur le bien-fondé de...

AFP: des parlementaires français s’interrogent sur le bien-fondé de visites d’élus en Iran

-

PARIS, 6 mai 2014 (AFP) – Une vingtaine de parlementaires français représentant plusieurs groupes politiques à l’Assemblée nationale se sont interrogés mardi sur le bien-fondé de visites officielles d’élus en Iran, dénonçant le fait qu’elles soient « souvent contrôlés au point d’imposer des restrictions inacceptables aux parlementaires ».

 

Les membres du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID) se sont réunis mardi afin « d’envoyer un message clair » à leurs collègues, quelques jours après la visite fin avril d’une délégation de sénateurs français en Iran.

 

« Le CPID s’interroge sérieusement si ces voyages, souvent guidés et contrôlés au point d’imposer des restrictions inacceptables aux parlementaires, correspondent à notre intérêt national, à nos engagements internationaux, et encore, quel message donnons-nous aux Iraniens quotidiennement exposés aux exactions que nous connaissons », s’est interrogé le comité dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre.

 

La délégation de sénateurs français, qui a notamment rencontré le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et le président du Parlement Ali Larijani, n’a pas pu s’entretenir avec d’anciens prisonniers politiques ou des membres de la société civile, a regretté le sénateur socialiste de la Haute-Saône Jean-Pierre Michel.

 

« Il nous paraît absolument impossible qu’une délégation de parlementaires français (…) se rende en Iran sans que la question des droits de l’homme ne puisse être abordée et, en particulier, que cette délégation ne puisse rencontrer des victimes (ou parents de victimes), des prisonniers politiques et des opposants de la société civile. Toute autre attitude reviendrait de facto à cautionner les pratiques du régime en place sur le plan des droits de l’homme », a souligné le comité.

 

Invitée à la conférence, la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), Maryam Radjavi, a appelé les élus à refuser de se laisser instrumentaliser par le régime. « J’appelle les parlementaires et les chefs d’entreprises à annuler leurs déplacements en Iran, comme beaucoup l’ont déjà fait en Europe parce qu’ils ont refusé d’être utilisés comme une carte blanche pour davantage de crimes », a-t-elle déclaré, selon un communiqué du CNRI.

 

7,062FansJ'aime
1,196SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Dernières nouvelles

D’après le Telegraph, les entrées des tunnels du site nucléaire d’Ispahan sont bloquées.

Le Telegraph rapporte dans un article récent, s'appuyant sur des images satellites, que le régime iranien a entrepris de...

Négociations de 21 heures entre les États-Unis et le régime iranien : aucun résultat

Selon Reuters, après 21 heures de discussions intensives entre des représentants des États-Unis et du régime iranien au Pakistan,...

Nouvelle vague d’arrestations et de répression judiciaire en Iran

Alors que la répression généralisée des citoyens se poursuit dans différentes régions d'Iran, les services de renseignement et les...

Détails de l’exécution de six membres de l’OMPI

Suite à l'exécution de six prisonniers affiliés à l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK) par des agents de...

Conférence internationale : le nombre d’exécutions en Iran est condamné et apporte son soutien au CNRI

Une conférence internationale s'est tenue près de Paris le 10 avril pour protester contre la récente recrudescence des exécutions...

Amnesty International : L’accès à Internet est un droit humain fondamental et doit être rétabli immédiatement

Alors que l’Iran subit l’une des plus longues coupures d’Internet de son histoire, Amnesty International a rappelé vendredi 10...

Doit lire

vous pourriez aussi aimer EN RELATION
Recommandé pour vous