IranDroits de l'hommeIran : Les agriculteurs en colère scandent : «...

Iran : Les agriculteurs en colère scandent : « notre ennemi est en Iran, il n’est pas aux États-Unis »

-

Ispahan Iran Khorasgan

Le rassemblement de protestation et les manifestations des agriculteurs dans la province d’Ispahan contre « la mauvaise gestion des ressources en eau » se sont poursuivis vendredi 13 avril.

Selon les rapports, le centre du rassemblement de vendredi était au Kourasgan de la région d’Ispahan et dans d’autres zones alentours. Dans ces vidéos, le slogan « notre ennemi est là, ce n’est pas les États-Unis » et la forte présence des femmes dans la marche étaient remarquables.

Les rapports indiquent également la présence de forces antiémeutes avec des canons équipés de jet d’eau et de gaz lacrymogènes sur le chemin des agriculteurs.

Dans les vidéos sur les réseaux sociaux, le porte-parole du chef de la police s’est également adressé à la foule et a dû faire face à plus de protestations en guise de réponse.

Au même moment, l’Imam de la prière du vendredi à Ispahan a déclaré : « Je ne donnerai plus le droit aux agriculteurs de manifester. » Il a également accusé les manifestants de « ne pas avoir de problème avec l’eau et de seulement vouloir créer une insurrection ; toutes les familles ont reçu de l’argent, il n’y a pas d’eau et aucun doute ne doit subsister. »

Selon l’agence de presse officielle IRNA, un dirigeant du régime, Yousuf Tabatabaye Nejad, a déclaré en réponse aux manifestations : « Les rassemblements de protestation consécutifs et les slogans montrent qu’ils veulent créer une instabilité et le chaos. »

L’est de la région d’Ispahan compte 300 000 habitants qui sont principalement des agriculteurs, mais la sécheresse leur pose des difficultés sévères dans leur travail et leur vie.

Selon le rapport, le partage équitable de l’eau entre les agriculteurs dans l’est d’Ispahan jusqu’à la rivière Zayandehrud, qui est la principale source d’eau, est d’environ 400 millions de mètres cubes d’eau. Mais cette quantité n’a pas été distribuée ces dernières années, et malgré le flux d’eau dans la rivière Zayandehrud à une certaine période depuis l’année dernière, seulement 40 pour cent des 100 000 hectares de terrains meubles dans l’est d’Ispahan ont été cultivés.

Les agriculteurs pensent que l’utilisation non autorisée de l’eau en amont de la rivière Zayandehrud, notamment dans les provinces de Chaharmahal et de Bakhtiari, ainsi que le développement de l’industrie dans les provinces d’Ispahan et de Yazd et le développement d’espaces verts, ont provoqué l’éradication de l’agriculture dans l’est de la région d’Ispahan.

7,062FansJ'aime
1,178SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Dernières nouvelles

Les défis économiques de l’Iran en 2023 : inflation, investissement et relations internationales

Alors que l'Iran entre dans la nouvelle année perse, les experts du régime s'inquiètent de l'état de l'économie du...

Ce que les empoisonnements au gaz en Iran nous disent sur le régime au pouvoir

Depuis des mois, des écoles en Iran sont dans le collimateur d'attaques au gaz contre les enfants du pays....

Le régime iranien se dirige vers l’obtention d’armes nucléaires

Le régime iranien est une fois de plus au centre d'une dangereuse escalade de la prolifération d’armes nucléaires. Un...

Le Congrès américain soutien la quête du peuple iranien pour une République démocratique et laïque

Plusieurs membres bipartites de la Chambre des représentants des États-Unis ont présenté une résolution (H. RES. 100) soutenant le...

Une vague d’attaques par empoisonnement contre des écoles laisse des centaines de personnes malades

L'Iran est secoué depuis trois mois par des empoisonnements en série contre des écoles réservées aux filles, qui ont...

Iran – La fête du feu, veille du dernier mercredi de l’année, cauchemar pour la dictature

Tcharshanbé Soury est une ancienne tradition iranienne qui suscite l'inquiétude du régime iranien. La veille du dernier mercredi de...

Doit lire

Iran – La fête du feu, veille du dernier mercredi de l’année, cauchemar pour la dictature

Tcharshanbé Soury est une ancienne tradition iranienne qui suscite...

Les démocrates devraient entendre la voix des Iraniens, pas celle des dictateurs

Le soulèvement national iranien se poursuit malgré ses hauts...

vous pourriez aussi aimer EN RELATION
Recommandé pour vous