À l’occasion de la Journée des droits de l’homme, l’Iran Human Rights Monitor a annoncé que 3 000 dirigeants mondiaux, dont d’anciens présidents, ministres, ambassadeurs, fonctionnaires de l’ONU, lauréats du prix Nobel et organisations de défense des droits de l’homme, ont approuvé l’appel à mettre fin aux exécutions en Iran. Cela coïncide avec la campagne « Non aux exécutions les mardis », lancée par des prisonniers politiques dans 26 prisons iraniennes.
La déclaration souligne les inquiétudes selon lesquelles les autorités iraniennes utilisent les exécutions comme un outil politique pour instiller la peur et réprimer les soulèvements. Les signataires soutiennent également l’engagement inébranlable de la leader de l’opposition Maryam Radjavi à abolir la peine de mort, comme le souligne son Plan en dix points pour l’avenir de l’Iran. Radjavi a réaffirmé cet appel lors de la Conférence internationale des juristes le 24 août 2024 à Paris.
Selon Amnesty International, l’Iran a été le théâtre de 74 % des exécutions dans le monde en 2023, avec 342 recensées depuis l’entrée en fonction du nouveau président. Rien qu’en octobre 2023, 152 exécutions ont eu lieu, dont 10 femmes. Parmi les personnes exécutées figuraient des dissidents politiques comme Reza Rasaei, arrêté lors du soulèvement de novembre 2022 à Shahriar, dans la province de Téhéran.
Un rapport de mars 2024 de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur l’Iran (FFMI) a mis en évidence des procès sommaires aboutissant à des condamnations à mort, les autorités iraniennes accélérant les exécutions sur ordre politique. Les conclusions de la FFMI qualifient ces violations de crimes contre l’humanité, englobant le meurtre, l’emprisonnement, la torture et les violences sexuelles.
Le professeur Javaid Rehman, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme en Iran, a réitéré ces préoccupations dans son rapport de juillet 2024, qualifiant de génocide le massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988. Rehman a relevé des preuves de massacres et de tortures contre des membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), perpétrés dans un but génocidaire. L’inaction prolongée de la communauté internationale a encouragé le régime iranien à poursuivre ses pratiques oppressives.
Depuis début 2024, des prisonniers politiques de 20 prisons iraniennes participent à des grèves de la faim hebdomadaires dans le cadre de la campagne « Non aux exécutions ». Le mouvement a gagné en popularité au niveau international, avec plus de 1 500 personnalités de 78 pays qui se sont jointes à l’appel. Parmi les partisans figurent plus de 450 parlementaires, anciens dirigeants, lauréats du prix Nobel, ambassadeurs et experts des droits de l’homme.
Le leadership de Maryam Radjavi reste au cœur de cette campagne, avec sa vision d’un Iran futur ancré dans la justice et les droits de l’homme. Le mouvement « Non aux exécutions » reflète la solidarité mondiale croissante contre le recours aux exécutions par l’Iran et le besoin urgent de mettre un terme à ces violations des droits de l’homme.

