Simultanément à l’activation des sanctions de l’ONU, le pouvoir judiciaire iranien a utilisé sa tactique habituelle consistant à impliquer des opposants politiques avec Israël, condamnant deux prisonniers politiques à la peine de mort et deux autres à un total de 26 ans de prison.
Le chef du pouvoir judiciaire de la province d’Alborz a annoncé, sans les nommer : « Le jugement préliminaire concernant un réseau d’espionnage à quatre membres lié au Mossad et aux Moujahedine (nom péjoratif donné par le régime à l’opposition MEK) à Karaj a été rendu. Le tribunal a condamné deux accusés à la peine de mort et deux autres à des peines de prison… Le total des peines de prison prononcées dépasse 26 ans. » (Agence de presse Mizan, 27 septembre)
Les noms des personnes arrêtées en mai 2025, un mois avant la guerre de 12 jours, avaient déjà été communiqués par le Conseil national de la résistance d’Iran (CNRI) aux Nations Unies et aux organisations de défense des droits humains.
Hamed Validi, ingénieur civil de 45 ans, et Nima Shahi, technicien de 38 ans originaire de Karaj, ont été arrêtés le 13 mai à Téhéran avec leurs proches et soumis à des interrogatoires et à la torture. Les allégations les liant au Mossad sont totalement fausses et reflètent le désespoir du régime et son besoin constant de fabriquer de tels mensonges contre l’opposition.
Le 27 mai, la Société iranienne des droits humains a annoncé qu’après plus de 20 jours d’arrestation simultanée d’Elina Validi, 15 ans, avec ses parents Hamed Validi et Fatemeh, la famille n’avait toujours aucune information sur le sort de la jeune fille. La mère d’Elina, Fatemeh, est détenue dans des conditions inhumaines en quarantaine à la prison de Fardis à Karaj et est privée des droits fondamentaux des prisonniers, notamment les appels
téléphoniques, les visites familiales et l’accès aux services de base. À cet égard, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a publié une déclaration dans laquelle il a appelé « le Haut-Commissaire, le Conseil des droits de l’homme, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, la Mission d’enquête internationale et les autres organes de défense des droits humains à prendre des mesures immédiates pour sauver la vie des prisonniers politiques Hamed Validi et Nima Shahi, et à saisir la Mission d’enquête internationale de ce dossier ».

