Mai Sato, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, a mis en garde, dans un récent message, contre la persistance de la crise des droits de l’homme dans le pays et a souligné que cette crise ne se limite pas aux récents événements et conflits.
À l’approche du Nouvel An iranien, cette responsable onusienne a déclaré, dans un message publié sur X (anciennement Twitter), que la situation des droits de l’homme en Iran n’a pas commencé avec les récentes attaques américaines et israéliennes et ne prendra pas fin avec l’éventuelle conclusion de ces conflits. Selon elle, les racines de cette crise remontent à plusieurs années et persistent.
Mai Sato a notamment évoqué la situation des citoyens touchés par les récents événements et a indiqué que ces personnes étaient celles-là mêmes qui avaient joué un rôle central dans les manifestations nationales. Par cette observation, elle a souligné la pression constante exercée sur la société civile et les citoyens ordinaires.
La Rapporteuse spéciale des Nations Unies a également cité les exécutions, la répression des minorités, la détention de prisonniers politiques et les violences faites aux femmes comme exemples de violations des droits humains en Iran, soulignant que ces problèmes existaient déjà avant la guerre et exigent toujours une attention urgente de la communauté internationale.
Maï Sato a également appelé à un cessez-le-feu et à la recherche de solutions diplomatiques, exhortant les parties impliquées à poursuivre le dialogue. Dans une autre partie de son message, évoquant l’arrivée de Norouz (le Nouvel An persan), elle a décrit cette fête comme un moment de solidarité et de retrouvailles familiales.
À cet égard, elle a appelé les autorités du régime iranien à lever les restrictions d’accès à Internet, à garantir la liberté de communication pour les citoyens et à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement, en particulier celles liées aux manifestations nationales.
Parallèlement, des informations circulant sur les réseaux sociaux indiquent que de nombreux citoyens, en raison des coupures et perturbations persistantes d’Internet, n’ont pas pu obtenir de nouvelles de leurs familles à la veille de Norouz, une situation qui a exacerbé les inquiétudes humanitaires et sociales.

