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Exécution de trois manifestants en Iran dans un contexte de guerre

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Le pouvoir judiciaire du régime iranien a annoncé l’exécution de trois personnes arrêtées lors des manifestations nationales de janvier. Parmi elles, l’exécution de Saleh Mohammadi, un jeune lutteur, a suscité une vive indignation en raison d’allégations de torture et d’aveux extorqués.

Alors que la vague d’exécutions se poursuit dans un climat de guerre, le pouvoir judiciaire a annoncé que trois détenus des manifestations du 8 janvier – Saleh Mohammadi, Saeed Davoudi et Mehdi Ghasemi – ont été exécutés à l’aube du jeudi 19 mars. Ces exécutions interviennent alors que des informations font état d’aveux extorqués sous la torture et d’un traitement expéditif des dossiers, soulevant des inquiétudes quant au respect des droits des accusés.

Annonce officielle de l’exécution de Saleh Mohammadi

L’agence de presse Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire du régime iranien, a rapporté que trois détenus des manifestations du 8 janvier ont été exécutés pour le meurtre de deux agents des forces de sécurité du régime dans la ville de Qom. Selon le rapport, les personnes exécutées sont Mehdi Ghasemi, Saleh Mohammadi et Saeed Davoudi.

D’après cette source, ces individus avaient été reconnus coupables, entre autres, d’« inimitié envers Dieu » (moharebeh). Leur arrestation, leur interrogatoire et leur procès se sont déroulés rapidement. Les autorités judiciaires ont souligné que les accusés avaient avoué leurs crimes à différentes étapes de l’interrogatoire et du procès.

L’exécution de Saleh Mohammadi a suscité une vive émotion. Ce jeune lutteur, médaillé lors des compétitions internationales de lutte libre en Russie en 2024, venait tout juste d’avoir 19 ans.

Saleh Mohammadi a été arrêté le 15 janvier, quelques jours seulement après le début des manifestations nationales. Son cas fait partie des nombreux cas traités avec célérité en lien avec ces manifestations.

Selon les informations disponibles, la procédure allant de son arrestation à sa condamnation à mort s’est déroulée en un laps de temps très court, soulevant des questions quant au respect des principes d’un procès équitable.

Allégations de torture et d’aveux extorqués

L’un des points les plus importants soulevés dans l’affaire Saleh Mohammadi concerne l’allégation selon laquelle ses aveux auraient été obtenus sous la torture. Des rapports indiquent qu’il aurait été contraint d’avouer contre lui-même lors des interrogatoires et des enquêtes préliminaires.

Saleh Mohammadi a déclaré devant le tribunal que ses aveux avaient été obtenus sous la contrainte et la torture, mais le tribunal a rejeté cette allégation et s’est appuyé sur ses aveux comme élément de preuve principal.

Le tribunal a également cité les reconstitutions de la scène de crime et les témoignages oculaires. Cependant, la question des aveux extorqués a été soulevée dans de nombreuses affaires liées aux manifestations nationales, de nombreux rapports faisant état de pressions exercées sur les détenus pour les contraindre à avouer.

Exécutions en temps de guerre : un signe d’intensification de la répression

Les récentes exécutions ont eu lieu alors que le pays est simultanément en guerre et sous bombardements. L’exécution des peines de mort dans de telles circonstances envoie un message de renforcement du contrôle et de la répression internes.

Alors que l’attention du public est focalisée sur l’évolution de la situation en temps de guerre, l’application de peines sévères, y compris les exécutions, est perçue comme un moyen de contenir les protestations et d’instaurer un climat de dissuasion au sein de la société.

Procédure judiciaire expéditive et inquiétudes croissantes

Un aspect notable de l’affaire Saleh Mohammadi est la rapidité de la procédure judiciaire. De l’arrestation à l’exécution, le processus a été bref, ce qui a pu empêcher un examen approfondi du dossier et l’exercice plein et entier des droits de l’accusé.

Exécution de trois manifestants en Iran dans un contexte de guerreDe plus, des informations ont fait état de restrictions à l’accès des accusés à un avocat indépendant et d’un manque de transparence dans le processus judiciaire, alimentant encore davantage les inquiétudes.

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