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Un couple de touristes belges porté disparu dans le sud-est de l’Iran

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AFP, Téhéran, 13 août – Un couple de touristes belges a disparu dans une zone infestée de bandits et trafiquants de drogue du sud-est de l’Iran, a rapporté lundi l’agence officielle Irna citant les autorités.

Ils ont disparu dimanche non loin de la ville de Fahraj, sur la route entre Bam et Zahedan, à la frontière entre les provinces de Kerman et Sistan-Balouchistan, région peu sure qui a déjà été le théatre d’enlèvements d’étrangers.

« Les responsables mènent actuellement des recherches pour retrouver les deux touristes », a déclaré le préfet de Bam, Majid Etemadi, cité par Irna.

Il s’agit selon lui d’un couple dont on est sans nouvelles depuis deux jours. L’homme et la femme, gés de 30 et 27 ans, se déplaçaient en voiture.

Depuis 1999, au moins six cas d’enlèvements d’étrangers ont été enregistrés dans cette région désertique ou semi-désertique, misérable et infestée de brigands, à la croisée des routes de la drogue venues du Pakistan et de l’Afghanistan.

La plupart ont trouvé une fin heureuse, mais un Allemand a été tué en février 1999.

Trois touristes turcs avaient été enlevés dans la région en janvier 2006, alors qu’ils tentaient d’entrer au Pakistan après avoir quitté Zahedan.

Ils avaient été libérés, tout comme trois touristes allemands et irlandais, enlevés dans la même région en décembre 2003.

Les deux Allemands et leur compagnon irlandais avaient été capturés alors qu’ils traversaient l’Iran à vélo et se trouvaient sur la route entre Bam et Zahedan. Ils avaient ensuite indiqué que leurs ravisseurs disaient être des « talibans liés (au réseau) Al-Qaïda ».

En juin 1999, trois Italiens travaillant en Iran avaient été enlevés par des hommes armés alors qu’ils faisaient du tourisme autour de Bam et libérés une semaine plus tard.

En août de la même année, quatre touristes (trois Espagnols et un Italien) et un Iranien avaient été retenus pendant deux semaines par la tribu baloutche des Shah-Bakhsh, l’une des plus importantes du secteur, qui exigeait la libération de deux des leurs ainsi que la restitution des corps de cinq autres, tués lors d’opérations des autorités iraniennes contre le trafic de drogue.

En septembre-octobre suivant, trois journalistes italiens participant à un raid motorisé vers la frontière pakistanaise avaient connu le même sort pendant trois semaines après être tombés, selon des informations, entre les mains de la tribu Naroui, qui réclamait la libération de l’un des siens.

Enfin en février 1999, un banquier allemand à la retraite, Heinrich Lambert Heimes, avait été tué dans une fusillade avec la police après avoir été kidnappé par un homme armé sur une route près de Kachan, sur la route entre Téhéran et le sud-est.

Le sud-est de l’Iran, en particulier les provinces de Sistan-Baloutchistan et une partie de la province de Kerman, passent pour la partie la moins sécurisée de la République islamique.

Les guides touristiques y recommandent la prudence alors que l’on voyage dans le reste du pays dans d’assez bonnes conditions de sécurité.

La proximité du Pakistan et de l’Afghanistan, la persistance d’un mode de vie tribal dans une région miséreuse, à forte population sunnite, favorisent le trafic de drogue et l’insécurité, alimentée par la présence du groupe extrémiste sunnite Joundallah, qui a multiplié depuis près de deux ans les attentats et les attaques armées dans la province de Sistan-Balouchistan, à l’importante minorité sunnite.

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