Des experts des droits de l’homme de l’ONU ont exprimé leur profonde inquiétude face à la confirmation de la condamnation à mort de la prisonnière politique iranienne Pakhshan Azizi.
Le mardi 14 janvier, des experts des droits de l’homme de l’ONU ont publié une déclaration exprimant leur profonde inquiétude face à la confirmation par la Cour suprême du régime iranien de la condamnation à mort de Pakhshan Azizi, militante des droits de l’homme et travailleuse sociale. Les experts ont décrit cette décision comme une violation flagrante des lois internationales relatives aux droits de l’homme et ont qualifié les accusations portées contre elle de totalement infondées.
Selon les experts de l’ONU, l’arrestation et la condamnation d’Azizi étaient uniquement dues à ses activités légales en tant que travailleuse sociale, en particulier son soutien aux réfugiés en Irak et en Syrie. Elle a été condamnée à mort pour son militantisme civique.
De plus, les experts de l’ONU ont cité des rapports de torture psychologique et physique contre Azizi en prison et de violation de son droit à un procès équitable. En outre, plusieurs membres de sa famille ont été temporairement détenus et accusés d’infractions liées à la sécurité, des actions qui semblent viser à faire pression sur Azizi pour qu’elle fasse des aveux forcés.
Les experts ont également exprimé de graves inquiétudes concernant le nombre croissant de condamnations à mort et d’exécutions en Iran et ont appelé à la fin des attaques contre les femmes militantes, en particulier les femmes kurdes.
Comité d’établissement des faits de l’ONU : l’exécution d’Azizi est une attaque contre le soulèvement de 2022
Le Comité d’établissement des faits de l’ONU sur l’Iran a également approuvé l’appel des experts des droits de l’homme, décrivant la condamnation à mort d’Azizi comme une attaque contre le soulèvement de 2022. Le comité a exigé la révocation immédiate de sa peine et a exhorté les pays du monde entier à réagir aux violations des droits de l’homme en Iran.
Pakhshan Azizi, travailleur social et militant des droits de l’homme, a été condamné à mort en août 2024 par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par la juge Iman Afshari, pour « rébellion contre l’État » (Baghi). Malgré de multiples vices de procédure dans l’affaire, la Cour suprême a confirmé le verdict. L’avocat d’Azizi a déclaré que le jugement devait être annulé en raison de ses vices de procédure et de fond.
Aziz Azizi, le père de Pakhshan, a publié une déclaration audio affirmant que sa fille n’était affiliée à aucun parti politique et qu’elle s’était rendue en Syrie uniquement pour aider des personnes vulnérables. Il a ajouté que les documents du dossier confirment que Pakhshan a travaillé comme travailleur social en Syrie pendant six à sept ans.

