Dès le premier jour de la rentrée universitaire, des étudiants de l’Université de technologie Sharif et de l’Université de technologie Amirkabir ont organisé des rassemblements de protestation, transformant ces deux grands établissements d’enseignement supérieur en lieux de contestation contre le pouvoir en place. Les rassemblements ont débuté par des slogans tels que « Mort à Khamenei » – en référence au guide suprême Ali Khamenei – et « Mort au dictateur ». À l’Université Sharif, la situation a dégénéré en affrontements entre étudiants et forces du Bassidj, la milice paramilitaire affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Ongoing protest at the all-women’s Alzahra University in Iran – February 23, 2026
"We didn’t lose lives to surrender & praise a killer leader!#IranProtests pic.twitter.com/hmRgpml38f
— Women's Committee NCRI (@womenncri) February 23, 2026
Selon des informations publiées par des sources étudiantes, dès les premières heures du samedi 21 février, un groupe d’étudiants de l’Université de technologie Sharif s’est rassemblé sur le campus. Ils ont exprimé leur protestation contre la situation politique et la répression en cours en scandant des slogans tels que « Tant d’années de crimes, à bas le règne des mollahs ! », « Nous n’avons pas donné de martyrs pour faire des compromis, ni pour glorifier un dirigeant meurtrier ! » et « À bas le dictateur ! ». Le slogan « Liberté ! Liberté ! Liberté ! » a également été scandé à plusieurs reprises par la foule.
Alors que le rassemblement se poursuivait, les forces du Bassidj ont pénétré sur le campus pour disperser les étudiants. Cette intervention a suscité une forte résistance de leur part, donnant lieu à des affrontements verbaux et physiques. En réaction à la présence de ces forces, les étudiants manifestants ont scandé « Honte à vous ! Honte à vous ! ». Selon les témoignages, l’atmosphère à l’université est restée tendue pendant plusieurs heures.
Parallèlement, les étudiants de l’Université de Technologie Amirkabir ont également organisé un rassemblement de protestation, scandant des slogans contre le régime dans son ensemble. Parmi les slogans scandés à l’université Sharif, on pouvait entendre : « Ceci est le dernier message, la cible est le régime tout entier », « Cette année est l’année du sang, Seyed Ali (Khamenei) sera renversé » et « Cette fleur tombée est devenue un don à la patrie », un slogan souvent utilisé en hommage aux victimes des manifestations. Les étudiants ont également insisté sur la poursuite des protestations et leur opposition à la situation actuelle.
Ailleurs, à l’université Sharif, des slogans tels que « Nous n’aurons pas de pays tant que les mollahs ne seront pas enterrés » et « Nous combattons, nous mourons, nous reprendrons l’Iran » ont été scandés. Des images diffusées sur les réseaux sociaux témoignent également d’une forte présence étudiante et d’une ambiance de contestation sur les campus.
Ces événements surviennent alors que les universités sont régulièrement devenues, ces dernières années, des foyers de contestation étudiante. Les rassemblements de samedi démontrent que, malgré un important dispositif sécuritaire et la présence des forces Bassidj, les protestations étudiantes se poursuivent et que les universités sont redevenues des lieux d’expression des revendications politiques et sociales.

