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Irano-Américains détenus: Téhéran demande à Washington de ne pas exagérer

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AFP, Téhéran, 2 juin – Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale Ali Larijani a affirmé samedi que les Etats-Unis devaient cesser « d’exagérer » l’affaire des quatre Irano-Américains accusés par l’Iran d’avoir mis en danger la sécurité nationale, dans une interview à CNN.

« Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire que les Américains exagèrent ce qui s’est passé », a déclaré M. Larijani, également négociateur en chef pour le nucléaire iranien, interrogé par CNN depuis Madrid où il a rencontré le représentant de la diplomatie européenne Javier Solana.

« Soyez assurés que ces gens sont Iraniens avant d’être Américains », a-t-il ajouté, en référence à la position de Téhéran qui refuse de reconnaître la double nationalité. « La façon dont le gouvernement américain a choisi de mettre en exergue cette affaire n’est pas très juste », a ajouté M. Larijani.

Il a accusé les Etats-Unis d’utiliser les Irano-Américains détenus « pour s’ingérer dans les affaires intérieures de la République islamique d’Iran. Nous sommes bien conscients de ce qui se passe », a-t-il affirmé.

Vendredi, le président américain George W. Bush avait réclamé la libération immédiate et inconditionnelle de « plusieurs » Irano-Américains détenus en Iran, un motif de tension supplémentaire entre les deux pays.

« Les gens font parfois des erreurs. L’Iran récolte des informations (sur eux) et prendra une décision », a poursuivi M. Larijani, sans donner plus de détails sur leur sort.

« Ce n’est pas dans leur intérêt (aux Etats-Unis) d’exagérer ce qui se passe en Iran », a-t-il ajouté, estimant que Washington ferait mieux de s’occuper des violations des droits de l’Homme commises selon lui par les Américains, comme dans la prison d’Abou Ghraib, en Irak, où des prisonniers avaient été maltraités par des soldats américains en 2003.

L’universitaire Haleh Esfandiari, le sociologue Kian Tajbakhsh et l’homme d’affaires Ali Shakeri sont accusés d’espionnage et détenus. La journaliste Parnaz Azima fait l’objet d’accusations similaires. Elle a été laissée en liberté, mais est empêchée de quitter le pays.

Les quatre Irano-Américains s’étaient rendus en Iran pour des raisons personnelles, professionnelles ou sociales. Ils y ont été bloqués à un moment à la fois de fortes crispations et de reprise du dialogue entre les Etats-Unis et l’Iran.

Téhéran prétend que ces quatre personnes sont liées à une opération de la Fondation Soros, dirigée par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, visant à engager une « révolution de velours » semblable à celles qui avaient amené à des changements de régime dans certains pays de l’est de l’Europe.

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