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Iran: le guide suprême Khamenei défend Ahmadinejad, la manifestation pro-Moussavi de samedi interdit

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ImageAFP:  Le guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré vendredi que "le peuple avait choisi celui qu’il voulait" comme président de l’Iran, exigeant la fin des manifestations contre la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad.

 La manifestation que les partisans du candidat Mir Hossein Moussavi devaient organiser samedi à Téhéran n’est pas autorisée, a déclaré de son coté Morteza Tamadone, gouverneur de Téhéran, cité vendredi par l’agence Isna.

"Aucune autorisation n’a été délivrée (…) J’espère que, dans la mesure où il n’y pas eu d’autorisation, cette manifestation n’aura pas lieu", a déclaré M. Tamadone.

Il a ajouté que les manifestations des derniers jours des partisans de M. Moussavi protestant contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad étaient aussi "illégales".

"Le bras de fer dans la rue est une erreur, je veux qu’il y soit mis fin", a demandé Ali Khamenei lors d’un prêche très attendu à l’Université de Téhéran, en assurant qu’il "ne cèdera pas à la rue".

"Je veux dire à tous que ceci doit se terminer. Ces manifestations de rue sont organisées pour faire pression sur les dirigeants mais nous ne cèderons pas face à elles", a-t-il lancé devant plusieurs centaines de fidèles, alors que d’autres centaines écoutaient à l’extérieur retransmis par haut-parleurs.

"Qu’y a-t-il de mieux pour un agent terroriste que de se cacher au milieu de la foule pour commettre un acte terroriste, comme l’assassinat d’un bassidji (milicien islamiste) ou un policier. Cela causerait une réaction émotionnelle, qui est responsable de cet acte? J’appelle chacun à mettre fin" aux manifestations, a-t-il poursuivi.

Il a également qualifié les manifestations d’"acte grossier commis par certains qui pensent avec avidité que l’Iran est la Géorgie".

"Un riche sioniste américain a dit il y a quelques années +j’ai dépensé 10 millions de dollars et créé une révolution de velours en Géorgie+", a-t-il expliqué en allusion au milliardaire américain George Soros.

L’ayatollah a averti que, si "certains choisissent une autre voie que de participer à la fête de l’élection", il les dénoncerait devant le peuple.

Ali Khamenei, la plus haute autorité de l’Etat, a notamment mis en garde les partisans des trois candidats qui contestent le scrutin du 12 juin contre l’"extrémisme" débouchant sur la violence.

Sept civils sont morts lors de heurts en marge des cortèges massifs mais largement pacifiques des derniers jours.

"Les responsables politiques qui ont une influence sur le peuple devraient faire très attention à leur comportement, s’ils agissent de façon extrémiste, cet extrémisme atteindra un point de non retour (…) ils seront responsables pour le sang, la violence et le chaos", a dit le guide.

Il a par ailleurs rejeté la possibilité de fraudes ayant avantagé M. Ahmadinejad comme l’affirment ses rivaux, confirmant que "le président a été élu avec 24 millions de voix", son score officiel.

"Les mécanismes de notre pays ne permettent pas de tricher avec une marge de 11 millions (celle séparant M. Ahmadinejad de son principal rival Mir Hossein Moussavi). Comment peut-on tricher avec une marge de 11 millions", s’est-il interrogé.

Le guide suprême a aussi assuré que "l’élection a témoigné de la confiance du peuple dans le régime" islamique, grâce à une participation exceptionnelle de 85%.

Il a seulement dit que tout doute sur les résultats devait être examiné par des moyens légaux après les graves irrégularités dénoncées par les trois candidats battus.

L’ayatollah Khamenei a aussi témoigné son soutien au président réélu, présent lors du prêche, en affirmant que les "opinions du président sont plus proches des miennes" que de celles des autres candidats.

"Je vois certains hommes plus aptes à servir le pays que d’autres. Mais le peuple a fait son choix", a-t-il expliqué.

Il a également contesté s’être impliqué dans la campagne en faveur de M. Ahmadinejad en affirmant: "Ce que je voulais n’a pas été dit à la population".

Enfin, Ali Khamenei a violemment dénoncé l’attitude des pays occidentaux concernant le scrutin.

"Les diplomates de plusieurs pays occidentaux qui nous parlaient jusqu’ici avec un langage diplomatique ont montré leur vrai visage, en premier lieu le gouvernement britannique", a-t-il dit, alors que la foule criait "A bas la Grande-Bretagne".

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