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Sanctions contre l’Iran : un cadre d’une banque turque arrêté à New York

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Sanctions contre l’Iran : un cadre d’une banque turque arrêté à New York

AFP – Le géant bancaire turc Halkbank a annoncé hier l’arrestation aux États-Unis d’un de ses cadres, Mehmet Hakan Atilla, soupçonné d’avoir enfreint les sanctions imposées par les États-Unis à l’Iran.

« Notre directeur général adjoint en charge de la gestion bancaire internationale, Mehmet Hakan Atilla, a été placé en garde à vue aux États-Unis, où il se trouvait pour raisons professionnelles (mardi) », précise dans un communiqué Halkbank, contrôlée par l’État turc à plus de 50 %, sans donner plus d’éléments sur les raisons de cette arrestation.

L’agence de presse progouvernementale turque Anadolu a rapporté que M. Atilla a été interpellé à New York car il est soupçonné d’avoir enfreint les sanctions imposées par les États-Unis à l’Iran. Selon Anadolu, le procureur accuse M. Atilla d’avoir effectué, en utilisant le système financier américain, des transactions s’élevant à plusieurs millions de dollars avec le gouvernement iranien et les institutions iraniennes. Il risque jusqu’à 30 ans de prison pour fraude bancaire et jusqu’à 20 ans pour violation de sanctions financières, ajoute l’agence.

« Le tribunal n’a pris aucune décision, cela a été repoussé au 10 avril », a précisé hier le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, lors d’un entretien avec la télévision publique TRT.

M. Atilla est accusé d’avoir notamment collaboré avec le milliardaire turco-iranien Reza Zarrab, en détention à New York depuis un an. Cet homme d’affaires de 33 ans est au cœur d’une affaire qui a fait trembler sur ses bases le pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre. En décembre 2013, M. Zarrab avait été arrêté avec des dizaines d’autres proches du pouvoir pour s’être livré à un trafic illicite d’or avec l’Iran, facilité par des ministres d’Ankara. Quatre d’entre eux avaient alors démissionné ou été remerciés.

M. Erdogan avait alors crié au « complot » et accusé son ex-allié, l’imam Fethullah Gülen, d’avoir monté l’affaire de toutes pièces pour causer sa perte. Installé aux États-Unis, Fethullah Gülen est accusé par les autorités turques d’avoir fomenté le putsch manqué du 15 juillet. Ankara demande régulièrement à Washington son extradition.

Source : AFP

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