IranNucléairePas d'accord au Conseil de sécurité sur l'Iran

Pas d’accord au Conseil de sécurité sur l’Iran

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Le Figaro, New York, 9 mai – Par Jean-Louis Turlin – Comment rendre obligatoires les demandes faites à l’Iran de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium sans recourir expressément à la menace de sanctions, dont la Chine et la Russie ne veulent pas entendre parler ? Les ambassadeurs ont tenté jusqu’au dernier moment de s’accorder sur une résolution du Conseil de sécurité avant la réunion ministérielle d’aujourd’hui aux Nations unies. En vain.

L’espoir s’était envolé dès samedi où, exceptionnellement, les consultations s’étaient poursuivies, d’abord entre les cinq permanents (le «P 5»), puis entre les quinze membres, sans produire d’avancée notoire. Hier matin, le P 5 s’est de nouveau réuni pour décider, à quelques heures de l’arrivée des ministres des Affaires étrangères, de leur passer le relais.

On en est donc resté au texte du projet mis en circulation mercredi dernier par la France et la Grande-Bretagne, avec le co-parrainage de l’Allemagne, sans parvenir à contourner le principal obstacle : l’invocation du chapitre VII de la Charte des Nations unies qui, en rendant contraignantes les dispositions de la résolution, ouvre la voie à des sanctions, voire au recours à la force.

Le simple appel à la vigilance des Etats sur tout transfert de biens ou de technologie pouvant contribuer aux activités nucléaires de Téhéran fait apparaître en filigrane un premier type de sanctions possibles. Et la menace de sanctions est implicite dans le paragraphe qui prévoit «des mesures ultérieures si nécessaire», même si cette étape requiert «un nouvel examen» de la situation. Les ministres devront choisir entre la fermeté jugée excessive par Russes et Chinois, et l’unité du Conseil sur un texte dilué.

Comment rendre obligatoires les demandes faites à l’Iran de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium sans recourir expressément à la menace de sanctions, dont la Chine et la Russie ne veulent pas entendre parler ? Les ambassadeurs ont tenté jusqu’au dernier moment de s’accorder sur une résolution du Conseil de sécurité avant la réunion ministérielle d’aujourd’hui aux Nations unies. En vain.

L’espoir s’était envolé dès samedi où, exceptionnellement, les consultations s’étaient poursuivies, d’abord entre les cinq permanents (le «P 5»), puis entre les quinze membres, sans produire d’avancée notoire. Hier matin, le P 5 s’est de nouveau réuni pour décider, à quelques heures de l’arrivée des ministres des Affaires étrangères, de leur passer le relais.

On en est donc resté au texte du projet mis en circulation mercredi dernier par la France et la Grande-Bretagne, avec le co-parrainage de l’Allemagne, sans parvenir à contourner le principal obstacle : l’invocation du chapitre VII de la Charte des Nations unies qui, en rendant contraignantes les dispositions de la résolution, ouvre la voie à des sanctions, voire au recours à la force.

Le simple appel à la vigilance des Etats sur tout transfert de biens ou de technologie pouvant contribuer aux activités nucléaires de Téhéran fait apparaître en filigrane un premier type de sanctions possibles. Et la menace de sanctions est implicite dans le paragraphe qui prévoit «des mesures ultérieures si nécessaire», même si cette étape requiert «un nouvel examen» de la situation. Les ministres devront choisir entre la fermeté jugée excessive par Russes et Chinois, et l’unité du Conseil sur un texte dilué.

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