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La Corée du Nord et l’Iran

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The Washington Times, 11 octobre – Editorial – L’annonce spécieuse ou non de la Corée du Nord qu’elle a mené un test nucléaire ne fait que renforcer les inquiétudes sur la possibilité que le régime tente de transférer de la technologie d’armes nucléaires à un groupe terroriste ou à un régime en marge tel que l’Iran, qui cherche à développer la bombe atomique.

Etant donné le long passé nord-coréen de coopération avec une large éventail de proliférateurs en série et d’Etats en marge (dont l’Iran, la Syrie, la Libye et le Pakistan) en leur fournissant de la technologie missile et des armes, il est évident que ce gouvernement communiste, désespérément en manque d’échanges internationaux pour relancer son économie, ne se fait pas prier pour vendre du matériel militaire déstabilisateur à quiconque ayant les moyens de se l’offrir.

Les relations entre l’Iran et la Corée du Nord sont particulièrement étroites. Les deux gouvernements ont des liens militaires remontant à la fin des années 1980 et, selon le département d’Etat américain, un ou plusieurs dirigeants iraniens étaient présents en juillet lorsque la Corée du Nord a procédé à des tests de lancement de sept missiles, dont le Taepodong-2 à longue portée. L’Iran joue un rôle majeur dans le financement du programme nord-coréen de production de missiles. Le Wisconsin Project on nuclear arms control rapporte qu’à la fin des années 1980, la Corée du Nord a vendu à l’Iran des missiles de type Scud et de la technologie de production de missiles Scud. Au milieu des années 1990, des scientifiques et des techniciens iraniens auraient eu un accès direct aux usines de missiles de la Corée du Nord. Peu avant le premier essai du missile Nodong iranien en mai 1993, le directeur de l’Organisation des industries de défense avait fait une visite en Corée du Nord. L’année suivante, le commandant de la force aérienne nord-coréenne dirigeait une délégation en Iran constituée d’experts militaires nucléaires.

Depuis, les relations entre les armées des deux nations se sont développées. Un grand nombre d’informations indiquent l’existence d’un commerce de missiles entre les deux pays. En août 2004, The Associated Press a rapporté que la Corée du Nord se servait de l’Iran comme site de test pour ses nouveaux missiles capables de transporter une tête nucléaire. En décembre 2004, le gouvernement américain a imposé des sanctions commerciales contre Changgwang Sinyong Corp., cinquième fois depuis 2000 que l’on découvre une infraction de l’exportateur de missiles nord-coréen à l’Iran Nonproliferation Act qui interdit aux sociétés étrangères de procéder à des ventes de missiles à l’Iran.

Des rapports de renseignement anciens de plusieurs années indiquent que la Corée du Nord est engagée dans une campagne secrète visant à développer un programme nucléaire à base d’uranium en collaboration avec Abdul Qadeer Khan, scientifique pakistanais dont le réseau a fourni à l’Iran, la Corée du Nord et la Libye des centrifugeuses et des informations sur des modèles d’armes nucléaires. Des documents en chinois sur la fabrication d’ogives nucléaires pour des missiles ont été découverts en Libye, fournis par des associés du réseau de prolifération Khan. Les dirigeants américains pensent que l’Iran et la Corée du Nord ont reçu des documents similaires portant sur la conception de têtes nucléaires.

En plus de ces transferts avérés de technologie, les menaces antérieures de la Corée du Nord de « transférer » ses armes nucléaires à d’autres parties constituent un danger supplémentaire. Le pays a proféré ces menaces en avril 2003 lors de négociations trilatérales à Pékin et les a répétées quatre mois plus tard pendant les négociations des « Six-Party Talks » sur le programme d’armes nucléaires de la Corée du Nord. Pyongyang a fait apparaître le spectre du chantage en décembre 2003 en proposant d’interrompre ses transferts d’armes nucléaires en échange de récompenses non spécifiées.

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