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Nucléaire : l’Iran censé donner sa réponse samedi, les USA parlent sanctions

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Si les Etats-Unis ont dit attendre la réponse iranienne ce week-end, le délai qui a été imparti à la République islamique et qui s’achève mathématiquement samedi semblait tolérer une certaine marge.

"Nous attendons une réponse ce week-end", a dit à l’AFP Gonzalo Gallegos, un porte-parole du département d’Etat.

Cependant, la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, ne s’exprimait pas aussi fermement. Quant aux Européens, les premiers instigateurs de cette offre de coopération, "il n’y a pas de limite véritablement. On a dit que c’était quinze jours. Mais ce n’est pas à 24 heures près", a déclaré un de leurs diplomates.

"Nous espérons avoir une réponse claire, que ce soit aujourd’hui ou demain. Mais si elle vient lundi, quelle différence ?", a-t-il ajouté.

L’important paraît en effet résider dans la réponse elle-même et dans sa clarté.

Les Iraniens "vont au-devant de conséquences négatives s’ils ne donnent pas une réponse positive à l’ensemble de nos très généreuses mesures incitatives, et cela pourrait être sous la forme de sanctions", a prévenu la porte-parole de la Maison Blanche.

Elle a admis qu’il était "très difficile" de discerner les intentions iraniennes. Elle a fait valoir que les Iraniens étaient "un peu imprévisibles" et qu’au cours des derniers jours, ils avaient émis des signaux "brouillés".

Après une rencontre avec le négociateur iranien à Genève le 19 juillet, les cinq membres du Conseil de sécurité et l’Allemagne avaient accordé deux semaines à Téhéran pour donner une réponse claire aux mesures de coopération économique et politique qu’ils avaient présentées à l’Iran, contre la suspension de l’enrichissement d’uranium.

Les "P5+1" s’inquiètent que l’Iran ne détourne l’enrichissement pour avoir la bombe atomique. Le régime islamique dit vouloir produire de l’électricité et défie depuis des années les pressions internationales, trois trains de sanctions du Conseil de sécurité et des mesures de rétorsion américaines et européennes.

"Evoquer une date-butoir n’a pas de sens pour nous", a déclaré jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, expliquant que son pays avait déjà répondu.

Devant le blocage de la situation, le diplomate en chef de l’Union européenne, Javier Solana, propose un "double gel": dans une phase de pré-négociations, l’Iran accepterait de maintenir son programme d’enrichissement à son niveau actuel; les Six renonceraient à durcir les sanctions existantes. Ensuite, l’Iran devrait suspendre l’enrichissement d’uranium pour que commencent de véritables négociations.

Pour, dit-elle, montrer son "sérieux" et sa volonté de résoudre la querelle par des moyens diplomatiques, l’administration Bush a rompu avec ses pratiques antérieures et a envoyé un diplomate de haut rang, William Burns, à la réunion de Genève.

Les activités nucléaires iraniennes sont l’une des grandes préoccupations du président George W. Bush et ont crispé les relations au point de faire redouter une issue militaire. M. Bush a toujours refusé d’exclure le recours à la force contre l’Iran.

Cependant, selon Gary Sick, un expert des questions iraniennes à l’université Columbia interrogé au lendemain de la réunion du 19 juillet, Washington et Téhéran sont tous les deux soucieux de montrer leur désir de mettre fin à leur confrontation.

"Aucune des parties ne veut laisser croire qu’elle perd la face, ni qu’elle cède ou veut apaiser l’autre partie, mais toutes les deux cherchent un moyen de se sortir de cette impasse", avait expliqué cet expert devant le Council on Foreign Relations (CFR), une organisation basée aux Etats-Unis.

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