IranNucléaireWashington renforce les sanctions contre l'Iran

Washington renforce les sanctions contre l’Iran

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Barack Obama signe un décret qui prévoit de nouvelles sanctions contre le secteur financier iranien, avec pour objectif d’accroître la pression sur le pays et son programme nucléaire contesté.

Barack Obama a signé un décret renforçant une nouvelle fois les sanctions contre l’Iran en raison de son programme nucléaire, en particulier en bloquant «tout bien ou participation dans des avoirs du gouvernement iranien» aux Etats-Unis, a annoncé lundi la Maison Blanche.

Ce décret vise nommément le secteur financier iranien, dont la banque centrale et «toute institution financière» dans le pays, et fait entrer en vigueur des sanctions déjà prévues dans la loi de financement du Pentagone que le président américain avait promulguée le 31 décembre.

«Ces mesures soulignent la détermination de l’administration (Obama) à faire répondre le régime iranien de son non-respect de ses obligations internationales», a de son côté expliqué le département américain du Trésor.

«L’Iran doit désormais faire face à un niveau sans précédent de pression en raison des sanctions de plus en plus fortes appliquées par les Etats-Unis et de nombreux autres (pays) du monde», selon la même source.

«Le nouveau décret publié aujourd’hui insiste à nouveau sur le message de cette administration au gouvernement iranien: il devra faire face à une pression économique et diplomatique de plus en plus forte jusqu’à ce qu’il réponde aux inquiétudes justifiées au sujet de la nature de son programme nucléaire», a ajouté le Trésor.

Précisément, le décret «bloque tout bien ou participation dans des avoirs du gouvernement iranien, de la banque centrale de l’Iran et de toutes les institutions financières de l’Iran se trouvant aux Etats-Unis (…) ou contrôlées par des Américains».

Les règles auparavant en vigueur appelaient les Américains à «rejeter» les transactions iraniennes et non à les «bloquer», a expliqué le Trésor.

La loi de financement du Pentagone prévoit aussi d’autoriser M. Obama à geler les avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole.

Le décret présidentiel publié lundi ne concerne pas ce volet, Washington tentant encore de persuader ses partenaires, en particulier des pays d’Asie, de réduire leurs achats de brut iranien pour réduire la rente pétrolière de la république islamique.

(AFP)

 

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