Un important groupe de partisans du mouvement de résistance iranien a manifesté samedi 7 mars devant le Congrès américain, appelant la communauté internationale à soutenir le peuple iranien et à reconnaître le gouvernement de transition proclamé par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI). Les participants ont scandé le slogan « Ni Shah ni mollahs », insistant sur l’instauration d’une république démocratique en Iran, fondée sur la séparation de la religion et de l’État.
Lors de cette manifestation, plusieurs personnalités politiques américaines, des militants des droits de l’homme, des représentants d’organisations iraniennes aux États-Unis et des membres du Conseil national de la résistance iranienne ont pris la parole. Leurs interventions ont principalement porté sur le soutien au plan en dix points proposé par Maryam Rajavi, présidente élue du CNRI, pour l’avenir de l’Iran, et ont souligné le rôle crucial du peuple iranien et de la résistance organisée dans la construction du destin du pays.
Plan du Conseil national de la Résistance pour la période de transition
Soona Samsami, représentante du Conseil national de la Résistance iranienne aux États-Unis, a évoqué les sacrifices consentis par le peuple iranien pour la liberté : « Des milliers de personnes ont payé un lourd tribut pour la liberté, et ces sacrifices témoignent de la détermination du peuple iranien à instaurer le changement et à établir une république démocratique.»
Faisant référence aux révélations antérieures de la résistance iranienne concernant le programme nucléaire du régime, elle a déclaré que ces divulgations avaient empêché le régime iranien de surprendre le monde par l’acquisition soudaine de l’arme nucléaire.
Mme Samsami a également évoqué le plan de transfert du pouvoir inscrit dans le programme en dix points : « Le gouvernement de transition a pour mission de transférer la souveraineté au peuple iranien et de préparer, dans un délai de six mois, les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres pour former une assemblée constituante.»
Elle a également souligné que le plan prévoit la dissolution des institutions répressives telles que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et la milice Bassidj, garantit les droits des différentes nationalités iraniennes et instaure l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes.
Intervention d’un ancien membre du Congrès américain
Lors de cette réunion, Ted Poe, ancien membre de la Chambre des représentants des États-Unis, a évoqué la répression généralisée en Iran et a déclaré que le monde devait savoir que des milliers de citoyens iraniens avaient été tués par le régime au cours des dernières décennies.
Il a qualifié le régime iranien d’ennemi du peuple iranien et de menace pour le monde, ajoutant que les dictatures se maintiennent au pouvoir par les armes et la répression, mais que cette situation ne peut perdurer.
L’ancien membre du Congrès a fait référence au plan en dix points de Maryam Rajavi et a affirmé que nombre de ses principes, notamment la séparation de la religion et de l’État et l’égalité entre les femmes et les hommes, sont conformes aux valeurs démocratiques largement reconnues dans le monde. Il a souligné que le peuple iranien devait décider lui-même de l’avenir de son pays.
Le rôle des jeunes et des femmes dans le mouvement pour la liberté
Dans une autre partie du programme, Melody Mohammadi, une jeune militante iranienne, a évoqué les luttes des femmes en Iran et a déclaré : « Pendant 47 ans, les femmes iraniennes ont subi des lois misogynes, mais elles n’ont jamais capitulé et sont aujourd’hui en première ligne du mouvement pour la liberté.»
Emma Valibeygi, une autre intervenante lors du rassemblement, a également souligné le rôle de la jeune génération : « Nous ne pensons pas seulement à la fin de ce régime, mais aussi à un avenir démocratique où la souveraineté reviendra au peuple.» Elle a appelé la communauté internationale à soutenir les femmes et les jeunes Iraniens qui sont en première ligne de la lutte pour la liberté.
L’accent mis sur les droits des nationalités ; Intervention du représentant du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran
L’un des discours marquants de ce rassemblement a été prononcé par Arash Saleh, représentant du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI) aux États-Unis. Évoquant la diversité ethnique et nationale de l’Iran, il a déclaré : « Nous sommes réunis aujourd’hui pour porter la voix du peuple iranien, dans toute sa diversité sociale, ses nationalités et ses minorités ethniques. »
Il a souligné que l’expérience des deux dictatures en Iran a démontré que sans une véritable acceptation du pluralisme, la démocratie ne peut s’instaurer dans le pays. Saleh a affirmé : « Il ne peut y avoir de démocratie si les droits des nationalités et des minorités ethniques sont ignorés ou si elles sont qualifiées de séparatistes. »
Le militant politique kurde a également insisté sur le fait que la préservation de l’intégrité territoriale de l’Iran serait renforcée par la reconnaissance des droits des nationalités et la mise en place de mécanismes d’autonomie au sein d’un système démocratique.
Faisant référence aux slogans des manifestants en Iran, il a déclaré : « Le message du peuple iranien est clair : il ne souhaite ni le retour à la monarchie ni le maintien du pouvoir clérical, mais une république démocratique.»
L’importance de la résistance organisée
À la fin du rassemblement, le militant iranien Sina Saeidian a évoqué les récents événements en Iran et affirmé : « Le véritable changement en Iran ne viendra que du peuple et de sa résistance organisée.»
Il a souligné que la communauté internationale devait reconnaître le droit du peuple iranien à lutter contre la dictature et à œuvrer pour l’instauration d’un système démocratique.

