NewsResistanceFrance: requête de non-lieu des Moudjahidine du peuple iraniens

France: requête de non-lieu des Moudjahidine du peuple iraniens

-

ImageAFP: Les avocats des Moudjahidine du peuple iranien mis en cause dans une enquête judiciaire antiterroriste en France ont indiqué lundi avoir déposé une requête aux fins de non-lieu, à la suite du retrait de l’organisation d’opposition iranienne de la liste noire de l’UE.

L’enquête ouverte en France en 2001 avait conduit en juin 2003 à un vaste coup de filet au siège du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, principal mouvement de résistance au régime iranien et vitrine politique de l’OMPI) à Auvers-sur-Oise, près de Paris, et 24 inculpations, dont celle de sa présidente Maryam Radjavi.

Dans leur requête déposée jeudi, les avocats des 24 membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple iraniens (OMPI) poursuivis en France pour des faits terroristes demandent à la justice française de "tirer les conséquences juridiques" de la décision de l’Union européenne du 26 janvier de retirer l’OMPI de la liste des organisations terroristes.

"La colonne vertébrale de l’accusation de terrorisme n’existe plus, les juges doivent en tirer les conséquences juridiques, il n’y a pas de raison d’attendre", a déclaré à l’AFP, Me William Bourdon, avocat de l’un des mis en examen.

Pour Me Bourdon, "quand bien même on considèrerait comme terroristes les actions commises (par l’OMPI) sur le territoire iranien en 2000-2001, il faudrait revenir sur la doctrine française et internationale entérinant le droit de résistance à la barbarie et assumer une coopération technique et donc politique avec les juges-mollahs : c’est impossible et invraisemblable".

"Depuis 2001, à plus forte raison depuis 2003, il n’y aucun élément d’aucune sorte qui puisse établir la préparation d’acte de terrorisme", a de son côté affirmé Me Mario Stasi, un autre avocat de la défense.

Mme Radjavi a dénoncé début mars la poursuite d’une enquête judiciaire répondant selon elle à un "objectif politique" dans le cadre d’une ""politique de complaisance des occidentaux" vis-à-vis de Téhéran.

Fondée en 1965, l’organisation a contribué à renverser le régime du Chah en 1979, mais s’est ensuite retournée contre la République islamique. Elle a affirmé en 2001 avoir renoncé à la violence.

23 mars 2009 (AFP)

7,062FansJ'aime
1,196SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Dernières nouvelles

Quatre autres manifestants du soulèvement iranien de janvier condamnés à mort

Mohammadreza Majidi Asl, Bita Hemmati, Behrouz Zamani-Nejad et Kourosh Zamani-Nejad, arrêtés le 9 janvier pour des faits liés aux...

Pourquoi Reza Pahlavi ne parvient-il pas à se taire ?

Reza Pahlavi, souvent désigné dans le discours politique iranien comme le « fils du shah », a affirmé, lors...

La campagne « des mardis contre les exécutions » en Iran entre dans sa 116e semaine

La campagne « des mardis contre les exécutions », menée par des détenus dans des dizaines de prisons à...

Blocus naval américain de l’Iran : entrée en vigueur lundi

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé qu'à compter du lundi 13 avril, il mettra en œuvre un...

L’économie iranienne sous le poids de la guerre et de l’effondrement structurel

La récente guerre entre les États-Unis, Israël et le régime iranien n’était pas qu’une simple confrontation militaire ; elle a...

Licenciements massifs dans l’industrie iranienne sous l’ombre de la guerre

Alors que les tensions s'intensifient et que l'ombre de la guerre plane sur l'économie iranienne, les signes d'effondrement des...

Doit lire

Licenciements massifs dans l’industrie iranienne sous l’ombre de la guerre

Alors que les tensions s'intensifient et que l'ombre de...

Les pourparlers entre les États-Unis et le régime iranien se déroulent dans l’incertitude

Au deuxième jour du cessez-le-feu entre les États-Unis et...

vous pourriez aussi aimer EN RELATION
Recommandé pour vous