IranNucléaireNucléaire : l'Iran toujours trop peu coopératif, selon l'AIEA 

Nucléaire : l’Iran toujours trop peu coopératif, selon l’AIEA 

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VIENNE, 7 novembre 2014 (AFP) – L’Iran n’a toujours pas répondu aux questions de l’AIEA sur la possible dimension militaire de son programme nucléaire, a mis en garde vendredi l’agence onusienne, alors que les négociations en vue d’un accord avec les grandes puissances entrent dans la dernière ligne droite.

« L’Iran n’a pas fourni la moindre explication » sur deux points précis au sujet desquels une réponse était attendue pour le 25 août, a déploré l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un nouveau rapport consulté par l’AFP à Vienne.

La réponse à ces questions, jugée cruciale dans le cadre d’une enquête sur la véritable nature du programme nucléaire iranien, a désormais peu de chances d’intervenir avant la date butoir du 24 novembre, fixée pour parvenir à un accord final avec Téhéran, estime l’agence.

L’Iran et l’AIEA sont en effet convenus de nouvelles « rencontres techniques pour discuter plus avant » de ces deux points, mais « pas avant le 24 novembre », est-il relevé.

Même si elle n’est pas formellement liée aux négociations menées par les grandes puissances et Téhéran pour s’assurer de la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire de l’Iran, l’enquête de l’AIEA est considérée comme un indicateur de la bonne volonté de ce pays.

L’Iran, qui conteste depuis le début le bien-fondé des soupçons de l’AIEA, jugeant qu’ils s’appuient sur des rapports d’espionnage biaisés, a contesté vendredi les conclusions du rapport, estimant que celui-ci « reflète la réalité d’une façon erronnée ».

« L’agence, elle non plus, n’a pas été à même de fournir des explications prouvant que ses documents et ses informations ne sont pas des faux », a déclaré le représentant iranien auprès de l’AIEA, Reza Najafi, selon des propos rapportés par l’agence iranienne IRNA.

Le marathon final des négociations doit s’ouvrir le 18 novembre à Vienne.

Auparavant, les chefs de la diplomatie américaine et iranienne, John Kerry et Mohammad Javad Zarif, ainsi que la représentante ad hoc de l’Union européenne, Catherine Ashton, doivent se rencontrer dimanche et lundi à Oman pour tenter de rapprocher leurs vues.

Les directeurs politiques des six grandes puissances impliquées dans le dossier (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) se sont rencontrés à huis-clos vendredi à Vienne.

Les grandes puissances souhaitent que Téhéran réduise ses capacités nucléaires de façon à écarter toute possibilité d’usage militaire. L’Iran, qui assure que son programme nucléaire est strictement pacifique mais revendique son droit à une filière nucléaire civile complète, exige pour sa part une levée des sanctions internationales qui affectent son économie.

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