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Total se veut prudent sur l’avenir de son projet iranien

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Total se veut prudent sur l'avenir de son projet iranien

PARIS, 9 février (Reuters) – Le projet gazier iranien de South Pars sera approuvé avant l’été si les Etats-Unis ne reviennent pas d’ici là sur la levée de certaines sanctions consécutive à l’accord conclu entre l’Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de la République islamique, a déclaré le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

Le groupe pétrolier français a signé en novembre avec NIOC, la compagnie nationale iranienne, un protocole d’accord en vue de développer la phase 11 de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, dans le cadre d’un projet estimé dans sa première étape à quelque deux milliards de dollars.

« Le projet sera (approuvé) avant l’été si les sanctions ne sont pas modifiées », a déclaré Patrick Pouyanné lors d’une rencontre avec des journalistes, soulignant que Donald Trump devait à la même échéance renouveler ou non des décrets de Barack Obama qui levaient certaines sanctions contre l’Iran.

« Soit les Américains renouvellent (..) et à ce moment-là le contrat est exécutable et nous l’exécuterons ; soit les Américains décident de sortir du champ du traité et on ne peut pas travailler en Iran », a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent alors que le président américain a qualifié de mauvais texte l’accord conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances – encadrant les activités nucléaires de l’Iran en échange d’une levée des sanctions commerciales -, et que son secrétaire d’Etat Rek Tillerson en a proposé un « réexamen complet ».

« Je ne suis ni optimiste ni pessimiste, la vérité c’est que je ne sais pas ce que fera l’administration américaine par rapport à un traité international », a dit le PDG de Total.

« On est dans la situation la moins bonne qui est celle de l’incertitude (..), on ne sait pas ce qui va se passer et, quand on est incertain, on est obligé d’être un peu prudent. »

Total avait déjà joué un rôle majeur en Iran dans les années 2000 en développant avec succès les phases 2 et 3 de South Pars, avant de quitter le pays après les sanctions prises à l’encontre de Téhéran en raison de son programme nucléaire. (Benjamin Mallet et Bate Felix, édité par Jean-Michel Bélot)

 

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