Alors que les crises économiques et la stagnation de la production pèsent lourdement sur le quotidien des travailleurs, de nouvelles informations en provenance de la province du Sistan-et-Baloutchistan font état de l’incertitude persistante à laquelle sont confrontés des dizaines d’ouvriers licenciés de la société sidérurgique Pars Sistan Steel. Ces travailleurs affirment qu’à la suite de leur licenciement, ni leurs créances légales n’ont été réglées, ni la procédure d’obtention de l’assurance-chômage n’a abouti. Selon eux, cette situation a aggravé les difficultés de subsistance de leurs familles, atteignant un stade critique.
D’après des rapports publiés par des sources locales, un nombre important d’employés de la société Pars Sistan Steel ont été licenciés depuis la mi-mars. Il a été demandé aux travailleurs de s’adresser aux autorités compétentes pour bénéficier de l’assurance-chômage. Toutefois, près de trois mois après cette décision, beaucoup attendent encore que leur statut soit clarifié.
Les travailleurs licenciés indiquent qu’au moment de la rupture de leur contrat, leur statut a été enregistré comme « suspendu ». Selon eux, cette situation a engendré de l’incertitude et des retards dans le versement des indemnités d’ancienneté, des indemnités de licenciement et d’autres sommes qui leur sont dues. Certains affirment que leurs démarches répétées pour faire valoir leurs droits sont restées vaines et qu’ils n’ont reçu aucune réponse claire de la part des responsables de l’entreprise.
Revendications des travailleurs et promesses de réembauche
Selon des sources locales, la direction de l’entreprise a promis à certains travailleurs licenciés qu’ils seraient réembauchés. Ces promesses ont incité certains d’entre eux à s’abstenir de déposer des plaintes officielles ou d’engager des poursuites judiciaires concernant leurs créances. Cependant, le temps qui passe et l’absence de mesures concrètes pour réintégrer les travailleurs ont accru les inquiétudes.
Les travailleurs affirment que, dans les conditions actuelles, il est devenu extrêmement difficile de couvrir les frais de subsistance, le loyer et les besoins fondamentaux de leurs familles. Beaucoup attendent toujours le règlement de leurs créances et le versement de l’assurance-chômage, sans qu’aucun calendrier précis n’ait été annoncé pour ces paiements.
Parallèlement, des rapports indiquent que les problèmes rencontrés par cette unité industrielle remontent à plusieurs années. Les travailleurs font état d’arrêts de production répétés dus à des pénuries de matières premières et de billettes d’acier. Selon eux, la production de barres d’armature a parfois été interrompue, les produits nécessaires étant alors fournis par d’autres provinces.
Historique des problèmes de production et inquiétudes quant à la sécurité de l’emploi
Des sources locales ont également souligné les retards affectant les projets de développement de l’usine. Selon eux, la deuxième phase du complexe sidérurgique Pars Sistan Steel n’est toujours pas opérationnelle, bien que plusieurs années se soient écoulées. Cette situation suscite des inquiétudes quant à l’avenir de l’usine et à la sécurité de l’emploi de son personnel.
Par le passé, des informations avaient déjà fait état d’une réduction des activités, d’arrêts temporaires des lignes de production et de retards dans le versement des salaires. Aujourd’hui, les licenciements massifs et l’incertitude quant à leur statut ont de nouveau attiré l’attention du public de la région sur la situation de cette usine.
Les travailleurs licenciés ont appelé le ministère du Travail, l’Organisation de la sécurité sociale, le gouvernorat de la province du Sistan-et-Baloutchistan ainsi que la direction de la société Pars Sistan Steel à clarifier leur situation professionnelle. Ils exigent également le règlement immédiat des sommes qui leur sont dues, le versement des indemnités d’ancienneté en retard et une accélération de la procédure d’indemnisation chômage.

