IranDroits de l'hommeUn ministre iranien, sous le coup de sanctions, à...

Un ministre iranien, sous le coup de sanctions, à l’ONU

-

Un ministre iranien, sous le coup de sanctions, à l'ONU

Genève, 22 fév 2018 (AFP) -Le ministre iranien de la Justice, sous le coup de sanctions suisses et européennes, participera la semaine prochaine à Genève à une réunion de haut niveau du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, provoquant la colère des opposants iraniens en exil.

Alireza Avaie est en effet sur la liste des sanctions suisses et européennes, Berne et Bruxelles le jugeant « responsable de violations des droits de l’homme, d’arrestations arbitraires, de déni du droit des prisonniers et (…) d’exécutions » alors qu’il était chef de la justice de Téhéran.

Selon des membres de l’opposition iranienne en exil, le ministre a joué un rôle clé dans le massacre de prisonniers politiques en 1988.

Selon Amnesty International, environ 5.000 prisonniers ont été tués en quelques mois en 1988 dans les prisons d’Iran. Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil) dont la principale composante est l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), évoque le chiffre de 30.000 morts, pour la plupart des militants de l’OMPI.

« Permettre à M. Avaie de prendre la parole devant le Conseil des droits de l’homme est honteux et va tourner en dérision les Nations unies et ses mécanismes des droits de l’homme », juge Shahin Gobadi, membre du CNRI.

« Cela ne doit pas arriver », a-t-il dit à l’AFP, précisant qu’une manifestation est prévue devant le siège de l’ONU à Genève mardi prochain, jour du discours du ministre iranien devant le Conseil.

Sur le territoire européen, M. Avaie est visé par une interdiction de voyager et par le gel de ses avoirs. Mais les autorités suisses, qui ont adopté également des sanctions financières, ne lui ont pas interdit de venir sur le territoire helvétique.

« Nous n’invitons pas les Etats à prendre la parole, mais nous encourageons une large participation des Etats pour entendre leurs points de vue », a indiqué le porte-parole du Conseil des droits de l’homme, Rolando Gomez, à l’AFP, précisant que ce n’était pas l’ONU qui invitait les ministres ou autres intervenants.

7,062FansJ'aime
1,196SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Dernières nouvelles

Alerte concernant l’exécution imminente du prisonnier politique Aref Khoshkar en Iran

Suite au transfert du prisonnier politique Aref Khoshkar — condamné à mort — vers une cellule d'isolement à la...

Arrêt quasi total du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz

Bloomberg a rapporté, en s'appuyant sur des données de suivi des navires, que le trafic maritime dans le détroit...

129e semaine de la campagne « des mardis contre les exécutions » dans 58 prisons à travers l’Iran

La campagne « des mardis contre les exécutions » a tiré la sonnette d'alarme face à la hausse du...

Pourquoi le régime iranien viole-t-il le cessez-le-feu avec les États-Unis ?

Mojtaba Khamenei, le guide suprême du régime iranien, a déclaré samedi 11 juillet que la vengeance pour l’assassinat de son...

Les États-Unis mènent une nouvelle vague de frappes contre le régime iranien ; le CGRI attaque Bahreïn, le Koweït et la Jordanie

Alors que les États-Unis achevaient leur dernière vague d'attaques contre le régime iranien, le Corps des gardiens de la...

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz tombe à son niveau le plus bas depuis plusieurs semaines

Les données relatives au transport maritime indiquent que le nombre de navires traversant le détroit d'Ormuz dimanche a chuté...

Doit lire

Arrêt quasi total du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz

Bloomberg a rapporté, en s'appuyant sur des données de...

vous pourriez aussi aimer EN RELATION
Recommandé pour vous