Les médias officiels iraniens, à l’aube de la nouvelle année scolaire, rapportent que « 790 000 élèves » ne se sont pas encore inscrits pour suivre les cours.
La veille de la rentrée scolaire, le samedi 21 septembre, l’agence de presse officielle Tasnim a cité un responsable de l’éducation déclarant que 890 000 élèves n’avaient pas encore commandé leurs manuels scolaires, et que parmi eux, seuls 100 000 étaient inscrits dans les écoles.
Ce chiffre a été fourni par Mohammad Alavi-Tabar, directeur adjoint de l’Organisation de recherche et de planification de l’éducation.
L’agence de presse a qualifié cette situation de « sans précédent » et a signalé que certaines écoles publiques ordinaires ont refusé d’inscrire des élèves en raison de « mauvaises notes » ou d’un « manque de capacité disponible ».
L’agence Tasnim avait déjà signalé que certains parents étaient confrontés à des « difficultés créées par certains administrateurs d’écoles publiques » lors de l’inscription de leurs enfants dans les classes de base (première, septième et dixième années).
D’après le vice-ministre de l’Éducation secondaire, au 8 septembre, seuls 87 % des élèves étaient inscrits en dixième année, « 13 % restant non inscrits ».
Selon l’agence Tasnim, qui cite des statistiques du ministère de l’Éducation, le nombre d’élèves pour la nouvelle année scolaire est d’environ 9,2 millions dans l’école primaire, 3,8 millions dans le premier cycle du secondaire et 2,9 millions dans le deuxième cycle du secondaire.
Le journal Resalat, proche de la faction au pouvoir, a rapporté en septembre dernier que le nombre d’enfants et d’adolescents non scolarisés avait augmenté de plus de 17 % en six ans.
L’Organisation des enseignants iraniens et l’Association culturelle, dans un communiqué publié au début de l’année scolaire précédente, ont attribué l’augmentation des taux d’abandon scolaire à l’élargissement des inégalités entre les classes, à la pauvreté et aux inégalités dans le système éducatif.

