Selon certaines informations, les forces de sécurité du régime iranien ont attaqué un rassemblement de retraités de l’industrie sidérurgique à Téhéran.
Le dimanche 6 octobre, des retraités de l’industrie sidérurgique ont organisé une manifestation devant le bureau présidentiel près de la place Pasteur.
Des vidéos publiées montrent que la manifestation a dégénéré en violence après l’intervention des forces de sécurité, qui ont non seulement battu les manifestants mais aussi arrêté certains d’entre eux.
Le même jour, un certain nombre de retraités de l’industrie sidérurgique d’Ahvaz se sont également rassemblés devant le bâtiment du Fonds de retraite de l’industrie sidérurgique du Khuzestan, exigeant que leurs préoccupations soient prises en compte.
L’agence de presse officielle ILNA a également rapporté que des retraités ouvriers ont organisé des manifestations dans plusieurs villes d’Iran dimanche, notamment à Shush, Ahvaz et Mashhad.
Selon ce rapport, les retraités présents à ces rassemblements se sont plaints des maigres retraites et de la crise économique, affirmant que leurs protestations répétées au cours des derniers mois ont été inefficaces.
En raison de la hausse inexorable de l’inflation et de la baisse du pouvoir d’achat des citoyens en Iran, les manifestations de divers secteurs contre les bas salaires et les difficultés économiques ont considérablement augmenté au cours des deux dernières années.
Les retraités de l’industrie sidérurgique font partie de ces manifestants, qui ont organisé de nombreux rassemblements ces derniers mois pour protester contre le manque d’attention portée à leurs revendications.
Les revendications des retraités dans ces manifestations comprennent l’augmentation de leurs retraites, la mise en œuvre de la loi sur l’égalisation des salaires, la résolution des problèmes liés à l’assurance complémentaire, le paiement des primes de fin d’année et la prise en compte des états de service des emplois pénibles et dangereux dans les ajustements des retraites.
Selon les statistiques officielles, 60 % de la population du pays vit actuellement en dessous du seuil de pauvreté.

