Six prisonniers politiques ont été condamnés à mort par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran pour « rébellion armée par appartenance à des groupes anti-régime ».
Iman Afshari, juge de la 26e chambre du tribunal révolutionnaire, a condamné à mort Akbar Daneshvar Kar, Mohammad Taghavi Sangdehi, Babak Alipour, Pouya Ghabadi Bistooni, Vahid Bani Amerian et Abolhasan Montazer.
Deux autres prisonniers, Ali Taghavi Sangdehi et Mojtaba Taghavi Sangdehi, ont été condamnés respectivement à deux et trois ans de prison pour « appartenance à des groupes anti-régime ».
Les chefs d’accusation retenus contre ces prisonniers sont notamment « appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) », « rassemblement et conspiration pour perturber la sécurité nationale », « soulèvement armé contre le gouvernement », « formation d’un groupe ou d’une organisation pour perturber la sécurité nationale » et « destruction de biens publics à l’aide d’une arme de lancement ».
Dans la loi du régime iranien, la « rébellion armée » (Baghi) désigne le fait d’empiéter sur les droits d’autrui ou de se rebeller contre l’« Imam » ou le dirigeant islamique.
Dans un communiqué, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), la coalition d’opposition à laquelle appartient l’OMPI, a appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et d’autres organes compétents des Nations Unies, ainsi que l’Union européenne et ses États membres, à « prendre des mesures immédiates pour sauver la vie de ces prisonniers et obtenir la libération de tous les prisonniers politiques ».
Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont publié une déclaration commune le 28 novembre appelant à l’annulation immédiate de toutes les condamnations à mort prononcées contre des prisonniers politiques en Iran.
Les signataires de cette déclaration ont souligné qu’à la suite du soulèvement national de 2022, le régime iranien a lancé une nouvelle vague d’exécutions visant à instiller la peur dans la société.

