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AIEA: l’Iran ne veut pas quitter le TNP, précise son vice-président

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AFP, Vienne, 21 septembre – Le vice-président iranien Gholamreza Aghazadeh a déclaré mercredi à Vienne que son pays ne voulait pas se retirer du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), au lendemain de menaces en ce sens à Téhéran.

Le vice-président, qui est également chef de l’agence nucléaire iranienne, a fait ces remarques après avoir rencontré les représentants de la Russie, de la Chine et de pays non-alignés, qui s’opposent au transfert du dossier nucléaire au Conseil de sécurité, comme le demandent les Européens à l’AIEA.

« C’est un malentendu. Quitter le TNP n’est pas à l’ordre du jour de la République islamique d’Iran », a-t-il déclaré à des journalistes, en marge d’une réunion de l’exécutif de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Mardi, le responsable iranien chargé des négociations sur le dossier nucléaire, Ali Larijani, avait déclaré que « si l’on veut utiliser le langage de la force, l’Iran n’aura plus d’autre choix que de sortir du cadre du TNP et du protocole additionnel, et de reprendre l’enrichissement (d’uranium), afin de préserver ses acquis techniques ».

« Si à l’AIEA, ils veulent nous parler sur le ton de l’humiliation et de la menace et introduire ce qu’on appelle le mécanisme automatique (de saisine du Conseil de sécurité), nous changerons de position sur le protocole additionnel (au TNP) et l’enrichissement », avait-il dit.

M. Larijani a ensuite précisé ses propos en affirmant qu’une éventuelle sortie du TNP dépendrait en réalité de la manière dont le dossier iranien serait envoyé au Conseil de sécurité. « Cela dépend si on (l’AIEA) informe simplement ou si on saisit le Conseil », a déclaré M. Larijani.

La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne s’emploient à convaincre le conseil des gouverneurs de 35 membres de l’AIEA, réuni depuis lundi, de saisir le Conseil de sécurité de l’Onu du dossier nucléaire iranien.

Les trois pays de l’UE reprochent aux Iraniens de refuser de renoncer à la conversion d’uranium, qu’ils ont repris en août malgré les exigences expresses du conseil de l’AIEA.

L’Iran est membre du TNP, qui impose des obligations de garanties en matière de non-prolifération militaire nucléaire. Il a signé mais pas ratifié le protocole additionnel qui permet des inspections surprises et plus poussées.

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