Le Département du Trésor américain a imposé de nouvelles sanctions au régime iranien, visant des entreprises impliquées dans son programme nucléaire, ainsi qu’un dirigeant d’une entreprise. Ces sanctions interviennent avant des négociations bilatérales prévues entre les deux pays à Oman.
Le mercredi 9 avril, le Département du Trésor américain a annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran. Selon le Département, ces sanctions visent six entreprises iraniennes et un individu « directement impliqués dans la fourniture de pièces détachées, d’équipements de fabrication et de soutien technique pour la production de centrifugeuses et le développement de la technologie du combustible au thorium ».
Les entreprises visées par ces sanctions comprennent « Atbin Ista (AIT) », « Pegah Aluminum Arak Company », « Thorium Power Company », « Pars Reactors Construction and Development Company » et « Azarab Industries ». Un individu nommé Majid Mosallat, identifié comme le PDG d’AIT, figure également parmi les personnes sanctionnées.
Dans son communiqué, le département du Trésor américain a déclaré que les sanctions visent à empêcher l’Iran de progresser vers l’acquisition de l’arme nucléaire.
« La quête inconsidérée du régime iranien en matière d’armement nucléaire demeure une grave menace pour les États-Unis et une menace pour la stabilité régionale et la sécurité mondiale », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent.
Réponse de Téhéran aux sanctions et perspectives de négociations nucléaires
Ces sanctions ont été imposées suite à l’annonce par le président Donald Trump du lancement de négociations directes entre les États-Unis et le régime iranien sur le programme nucléaire de Téhéran. Cependant, le ministre des Affaires étrangères iranien a déclaré que les négociations à Oman se dérouleraient indirectement et par le biais d’une médiation.
Dans ce contexte, Trump a averti que si les négociations n’aboutissaient pas, l’Iran s’exposerait à de graves conséquences.
Les nouvelles sanctions américaines interviennent alors qu’Ali Khamenei, le guide suprême du régime iranien, avait précédemment qualifié les sanctions américaines contre l’Iran d’« opportunité ». Parallèlement, l’ancien gouverneur de la Banque centrale iranienne a déclaré fin mars que le coût des sanctions sur le commerce extérieur du pays s’élevait à au moins 50 milliards de dollars.
Objectif des sanctions et impact sur le régime iranien
Ces sanctions s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour empêcher le développement du programme nucléaire iranien. Les pays occidentaux considèrent ce programme comme un prélude à la production d’armes nucléaires.
Parallèlement, les sanctions exercent une pression supplémentaire sur l’économie iranienne. Compte tenu des coûts économiques impliqués, le régime tente de sauver la face et utilise les négociations indirectes pour modifier les conditions en faveur de la conclusion d’un accord nucléaire qui lui soit bénéfique.
Alors que le régime iranien aborde les négociations nucléaires avec les États-Unis avec prudence, ses responsables restent sceptiques quant aux intentions américaines et à la probabilité d’un accord.
Des négociations entre les deux pays doivent se tenir à Oman dans les prochains jours, et les États-Unis ont menacé d’accroître la pression sur le régime iranien en cas d’échec.

