Des prisonniers politiques de 48 prisons iraniennes ont participé à la 78e semaine de la campagne « Non aux exécutions les mardis » en entamant une grève de la faim pour protester contre le prononcé et l’application des peines de mort.
Dans leur déclaration de cette semaine, les prisonniers ont condamné la vague d’exécutions, la répression et les violences contre la population, affirmant que l’objectif du régime est d’instiller la peur et la terreur dans la société.
Ils ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la campagne « Non aux exécutions les mardis », écrivant : « Notre voix est le cri du “Non aux exécutions” ; une voix qui se fera plus forte et plus claire chaque mardi jusqu’au jour où les exécutions seront définitivement abolies en Iran.»
Dans leur déclaration, ils ont souligné :
Le régime, qui privilégie les exécutions, a une fois de plus déclenché une vague de répression et de violence contre la société, ciblant particulièrement les prisonniers politiques. Selon des rapports publiés, au moins 71 exécutions ont eu lieu entre le 22 juin et le 22 juillet, soit sur une période d’un mois. Ces condamnations ont été prononcées sans procès équitable et sur la base d’aveux forcés, conduisant à des exécutions par pendaison.
Outre la vague d’exécutions, les militants politiques et les membres emprisonnés de la campagne « Non aux exécutions les mardis » subissent une pression accrue. Menaces, torture, exil, arrestations, convocations des familles des militants et déni des droits fondamentaux ne sont qu’une partie de la répression systématique dirigée contre la voix de la protestation dans la société.
D’autre part, en ouvrant le feu directement sur la population, le régime révèle sa véritable nature antipopulaire. La mort par balle d’une petite fille, Raha Sheikhi, n’est qu’un exemple parmi d’autres de ces crimes.
Par ces actes de violence incessants, le régime vise à semer la peur et à réduire au silence une société qui, malgré toutes les pressions, persiste à revendiquer ses revendications légitimes de justice, de liberté, de dignité humaine et de droit à l’autodétermination. Les membres de la campagne « Mardis non aux exécutions » condamnent sans réserve la vague violente, inhumaine et injuste d’exécutions et la répression des prisonniers. L’exécution n’est pas une voie vers la justice, c’est un outil de terreur. Nous réaffirmons une fois de plus qu’aucune vie humaine ne doit être ôtée par les gouvernements, en particulier dans des conditions où il n’existe pas de procès équitable et où les droits fondamentaux des accusés sont violés de manière flagrante et systématique.
Notre voix est le cri « Non aux exécutions » ; une voix qui s’élèvera chaque mardi avec force et clarté jusqu’au jour où les exécutions cesseront définitivement en Iran.
Le mardi 22 juillet 2025, lors de la 78e semaine de la campagne, les prisonniers politiques participant aux « Mardis non aux exécutions » entameront une grève de la faim dans 48 prisons du pays.
La semaine dernière, le régime iranien a considérablement accru la pression sur les prisonniers politiques. Le régime prévoit d’exiler Saeed Masouri, le plus ancien prisonnier politique d’Iran, à la prison de Zahedan. Saeed Masouri est emprisonné sans permission de sortie depuis 25 ans.

