Mohammad Banazadeh Amirkhizi, prisonnier politique de 79 ans et survivant des familles en quête de justice des années 1980, est toujours détenu dans des conditions très difficiles au centre de détention du ministère du Renseignement à Qom. Malgré de multiples maladies et un état de santé critique, il n’a non seulement pas accès aux soins médicaux, mais est également maintenu à l’isolement, soumis à des interrogatoires et à de fortes pressions psychologiques.
Arrestation soudaine et illégale
Le lundi 28 juillet au matin, les forces de sécurité ont pénétré au domicile de Mohammad Banazadeh Amirkhizi à Téhéran sans présenter de mandat judiciaire et l’ont emmené de force. Après son transfert au centre de détention du ministère du Renseignement à Qom, sa famille a été plongée dans une incertitude totale et n’a pu avoir avec lui que quelques brefs appels téléphoniques sous le contrôle des agents de sécurité.
État de santé critique
Des sources bien informées ont rapporté que M. Mohammad Banazadeh Amirkhizi souffre de graves problèmes de santé, notamment d’une maladie cardiaque, d’une déchirure du ménisque du genou, d’un cancer de la prostate et d’une faiblesse générale due à son âge avancé. Les médecins avaient auparavant souligné qu’il nécessitait des soins médicaux spécialisés et continus. Cependant, les autorités judiciaires et sécuritaires ont jusqu’à présent empêché tout traitement ou suivi médical, lui refusant même l’autorisation de subir des examens de base. Cela l’expose de fait à un risque sérieux de mort lente.
Depuis son arrestation, Mohammad Banazadeh Amirkhizi s’est vu refuser l’accès à un avocat. Son isolement prolongé, la privation de visites familiales, l’absence de soins médicaux et les interrogatoires répétés constituent autant d’exemples flagrants de torture psychologique. Les militants des droits humains soulignent que ce traitement est incompatible avec le droit international des droits humains et même avec la législation iranienne.
Il a également été arrêté en 2009 et 2016 pour son soutien à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) et a passé une dizaine d’années dans les prisons d’Evin et de Gohardasht. Le 15 juillet 2021, il a été libéré de la prison de Gohardasht à Karaj après avoir purgé sa peine, mais il restait soumis à des restrictions, notamment un ordre d’exil forcé.
Arrestation dans le cadre d’une répression systématique
L’arrestation et la torture de Mohammad Banazadeh Amirkhizi doivent être replacées dans le contexte plus large de la répression exercée par le régime iranien contre les dissidents, en particulier les familles en quête de justice des années 1980. Sa nouvelle arrestation envoie un message clair du régime aux autres familles en quête de justice : « Gardez le silence ou payez un prix plus lourd.»

