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Iran : Un pays dangereux pour les journalistes

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Selon Reporters sans frontières (RSF), la liberté de la presse dans le monde a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans. En Iran, la situation des journalistes s’est alarmante dégradée, le pays occupant désormais la 177e place du classement mondial. Malgré une perte d’une place, l’Iran demeure parmi les environnements les plus dangereux pour l’activité des médias. Ce déclin structurel témoigne des pressions constantes exercées sur ceux qui sont chargés d’informer le public. Les rapports internationaux soulignent que seuls l’Érythrée, la Corée du Nord et la Chine présentent un classement plus défavorable que l’Iran en matière de liberté de la presse.

Iran : Le quatrième environnement le plus dangereux pour les journalistes

Selon le rapport publié par Reporters sans frontières le 30 avril, le score moyen mondial de la liberté de la presse a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans. Cet indice, publié annuellement par RSF, évalue les pays selon cinq critères clés : économique, juridique, sécuritaire, politique et social, qui déterminent la sécurité professionnelle des journalistes. Les résultats montrent que l’indicateur juridique a connu la plus forte baisse au cours de l’année écoulée. Cela reflète la criminalisation croissante des activités médiatiques dans le monde, et particulièrement en Iran. Actuellement, plus de la moitié des pays du monde sont classés dans les catégories « difficile » et « très grave ».

Alors que la Norvège se maintient en tête du classement pour la dixième année consécutive, l’Iran se situe en bas du tableau. Seuls sept pays dans le monde offrent un environnement favorable aux activités médiatiques. Ensemble, ces pays ne représentent que 1 % de la population mondiale. Ces chiffres alarmants témoignent de la grave restriction de la libre circulation de l’information dans les sociétés dominées par des régimes autoritaires.

Des outils juridiques utilisés pour faire taire les critiques

Reporters sans frontières alerte sur le fait que les lois sur la sécurité nationale sont devenues des armes contre la presse. Depuis 2001, le renforcement des cadres juridiques restrictifs a affaibli le droit d’accès à l’information, même dans les pays démocratiques. En Iran, cette tendance s’est accentuée, les journalistes étant confrontés à de nombreuses accusations liées à la sécurité. La criminalisation croissante du journalisme a rendu l’environnement informationnel plus restrictif que jamais. D’après les statistiques disponibles, environ 20 % de la population mondiale vivait dans un environnement médiatique favorable en 2002. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à moins de 1 %, ce qui constitue une véritable catastrophe humanitaire.

Les guerres figurent parmi les principaux facteurs expliquant le déclin de la liberté de la presse et les dangers croissants auxquels sont confrontés les journalistes. Dans des régions comme Gaza, le Soudan et le Yémen, les professionnels des médias sont directement menacés dans leur vie. Le rapport de 2026 note que l’Iran a également régressé en raison des tensions régionales et de la répression interne. La Russie, classée 172e, demeure l’un des pays les plus répressifs en matière de liberté d’expression. La Syrie, quant à elle, a gagné 36 places suite à l’évolution de la situation politique et se classe désormais 141e. Cependant, pour les journalistes travaillant en Iran, aucune amélioration n’est en vue et la pression s’est intensifiée.

La nécessité d’une action internationale pour mettre fin à l’impunité

En soulevant une question cruciale, Reporters sans frontières a mis en cause l’avenir de la liberté d’expression. Combien de temps encore tolérera-t-on l’obstruction systématique du travail des journalistes par les gouvernements autoritaires et les acteurs prédateurs ? Actuellement, 52,2 % des pays du monde sont classés comme présentant une situation « difficile » ou « très grave ». En revanche, en 2002, cette catégorie ne concernait que 13,7 % des pays. Pour protéger les journalistes, les principes moraux ne suffisent plus ; il est impératif d’établir des garanties juridiques solides. Mettre fin à la criminalisation du journalisme et abroger les lois restrictives en matière de sécurité nationale constituent les premiers pas vers l’amélioration de cette situation alarmante.

Iran : Un pays dangereux pour les journalistesLa situation des journalistes en Iran a atteint un point critique sans précédent. Le fait de chuter au 177e rang et de se retrouver aux côtés des régimes les plus fermés du monde adresse un message clair à la communauté internationale. Les journalistes iraniens sont confrontés à des risques majeurs, notamment l’emprisonnement, les menaces et la marginalisation. L’expérience des 25 dernières années a démontré que le silence face à la répression ne fait qu’encourager ceux qui en sont responsables.

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