Iraj Rahbar, président de l’Association des constructeurs immobiliers de Téhéran, a déclaré qu’à la suite des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran, le prix des matériaux de construction dans le pays a augmenté de 100 %.
M. Rahbar a ajouté que, dans les conditions actuelles, les promoteurs sont incapables de lancer de nouveaux projets et s’efforcent uniquement d’achever ceux qui sont déjà en cours de réalisation.
Selon lui, depuis mars 2026, les prix des matériaux de construction, des intrants de production et de la main-d’œuvre ont augmenté à un rythme sans précédent, entraînant une forte hausse des coûts de construction.
Le président de l’Association des constructeurs immobiliers de Téhéran a souligné que, pour certains produits issus de la pétrochimie, la hausse a dépassé les 100 %.
Il a indiqué que le coût de construction au mètre carré à Téhéran s’élève à environ 550 millions de rials (environ 293 dollars) dans les meilleures conditions, tandis que pour certains projets, il oscille entre 600 et 700 millions de rials (environ 320 à 373 dollars).
Il convient de noter que le salaire mensuel minimum pour un travailleur ayant un enfant est d’environ 240 millions de rials (environ 128 dollars).
Par ailleurs, en avril et mai — un mois après le cessez-le-feu dans la guerre menée par les États-Unis et Israël contre le régime iranien —, les médias nationaux ont fait état d’une flambée des loyers, exerçant une pression sans précédent sur le niveau de vie des locataires.
L’agence de presse publique ISNA a rapporté qu’au milieu des années 2000, le loyer représentait entre 25 % et 40 % du revenu des ménages dans les grandes villes, et entre 15 % et 25 % dans les villes plus petites. Toutefois, selon des données de 2025, ce chiffre atteint désormais 50 % à 70 % dans les grandes villes et varie entre 20 % et 50 % dans les villes plus petites.
Hausse sans précédent des factures d’eau et d’électricité
Le journal public *Ettela’at*, évoquant la forte augmentation des coûts de l’eau et de l’électricité au cours des mois de juin et juillet, a écrit que les factures de certains abonnés ordinaires avaient augmenté de 300 %, voire davantage. En l’espace d’un mois, les factures d’électricité de certains foyers sont passées de 3 millions de rials à une fourchette comprise entre 8 et 10 millions de rials.
Le journal a indiqué, ce mercredi 4 août, que si une hausse de la consommation durant la saison chaude est en partie naturelle, l’augmentation brutale des factures pour les ménages occupant des logements de petite ou moyenne taille — y compris ceux auparavant classés comme « petits consommateurs » — semble anormale.
La publication a également suggéré que l’abaissement du seuil de consommation pourrait avoir entraîné le reclassement d’un plus grand nombre d’abonnés dans la catégorie des gros consommateurs. Elle a averti qu’imposer des coûts énergétiques plus élevés à la population dans un contexte économique difficile risquait d’accroître le mécontentement public et d’éroder la confiance sociale.

