L’augmentation du nombre d’exécutions en Iran a une fois de plus suscité des réactions de la part d’organisations internationales. Les Nations unies indiquent que l’exécution des peines capitales s’est accélérée ces derniers mois et qu’un nombre croissant d’accusés, impliqués dans des affaires de sécurité nationale ou liées aux manifestations, risquent d’être exécutés. Parallèlement, les inquiétudes grandissent quant à l’absence de garanties d’un procès équitable et aux signalements d’aveux obtenus sous la contrainte.
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— Iran Focus (@Iran_Focus) August 4, 2026
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a déclaré dans un communiqué publié le mercredi 5 août que, depuis les premières exécutions liées aux manifestations survenues plus tôt cette année, au moins 56 personnes ont été exécutées pour des motifs liés à la sécurité nationale. Selon lui, 27 de ces individus avaient été condamnés dans le cadre d’affaires liées aux vastes manifestations qui ont secoué le pays plus tôt dans l’année.
Les premières exécutions dans ces dossiers ont été annoncées le 19 mars 2026. Les autorités du régime iranien ont fait état de l’exécution de trois hommes accusés d’avoir tué des policiers lors des manifestations de décembre et janvier. Cette affaire a marqué le début d’une nouvelle vague d’exécutions liées aux mouvements de contestation à l’échelle nationale.
L’ONU met en garde contre la hausse des exécutions
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a précisé que plus de 100 autres personnes, poursuivies pour des motifs similaires, risquent également l’exécution. Il a souligné que cette tendance suscite de vives inquiétudes quant à la situation des droits de l’homme en Iran.
M. Türk a également indiqué que les exécutions liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants se poursuivent à un rythme alarmant. Selon lui, la hausse des exécutions constatée depuis le mois de mars coïncide avec une augmentation des condamnations à mort dans des affaires de sécurité nationale.
Le communiqué souligne que la peine de mort continue d’être appliquée dans divers types d’affaires, alors que les préoccupations relatives aux procédures judiciaires et au respect des droits de l’homme demeurent sans réponse.
Critiques concernant les procédures judiciaires et les exécutions
Volker Türk a affirmé que les garanties d’un procès équitable et le respect d’une procédure régulière restent insuffisants. Il a ajouté que, dans certains cas, les aveux avaient probablement été obtenus sous la torture ou par d’autres formes de mauvais traitements.
Selon M. Türk, plusieurs condamnations à mort ont été prononcées à l’issue de procédures judiciaires très expéditives. Il a également évoqué les cas d’exécutions publiques, les qualifiant d’aspect supplémentaire préoccupant de l’application de la peine capitale. Une autre partie de la déclaration indiquait que le maintien des condamnations à mort et de leur exécution, conjugué au nombre croissant de personnes condamnées dans des affaires liées à la sécurité nationale, a attiré l’attention accrue des organisations de défense des droits humains sur la situation en Iran.
L’Iran et les statistiques mondiales sur les exécutions
Des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont souligné à maintes reprises dans leurs rapports que l’Iran se classe au deuxième rang mondial, après la Chine, pour le recours à la peine de mort. Ces rapports désignent le nombre élevé d’exécutions — notamment pour des infractions liées à la drogue ou des affaires de sécurité nationale — comme l’une des préoccupations majeures en matière de droits humains.
À l’issue de sa déclaration, Volker Türk a appelé à l’arrêt immédiat de toutes les exécutions en Iran. Il a également exhorté les responsables du régime iranien à œuvrer pour l’abolition de la peine de mort et à se conformer aux normes internationales relatives aux droits humains.
L’augmentation du nombre de condamnations à mort, l’avertissement concernant plus de 100 condamnés risquant l’exécution, les critiques à l’encontre des procédures judiciaires et les allégations d’aveux forcés figurent parmi les points clés du rapport. En conclusion, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a appelé à la suspension immédiate des exécutions et à des avancées vers l’abolition de la peine de mort.

