L’Institut pour la science et la sécurité internationale a rapporté que de nouvelles images satellite montrent que le régime iranien poursuit les travaux de construction d’installations situées au sud du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans la montagne de Kolang. Cependant, la nature précise des activités nucléaires menées sur ce site reste floue et suscite de vives inquiétudes.
Dans son rapport publié le vendredi 3 octobre, l’Institut a ajouté que ces activités, observées depuis septembre 2025, semblent en être aux dernières étapes de construction et de renforcement de la sécurité, et n’indiquent pas nécessairement une expansion ou une accélération de l’activité nucléaire.
Le rapport souligne que l’analyse suggère que ces développements ne démontrent pas la capacité de reconstruction rapide des parties endommagées du programme nucléaire.
Le Washington Post a également rapporté le vendredi 28 septembre, citant des images satellite et des analyses d’analystes, que le régime iranien poursuit la construction d’une installation militaire profondément enfouie dans la montagne de Kolang, au sud du site nucléaire de Natanz.
Cette zone a suscité une attention accrue de la part des observateurs suite aux attaques américaines et israéliennes.
Le Washington Post a également souligné que les images satellite montrent que le régime iranien a intensifié ses activités de construction sur le site souterrain ces derniers mois.
Cette tendance suggère que le régime iranien n’a pas complètement interrompu son programme d’armement nucléaire et reconstruit probablement prudemment ses capacités perdues.
Le projet est mené sur un site connu sous le nom de « montagne Kolang », où des ingénieurs iraniens creusent des tunnels dans les monts Zagros depuis 2020, à environ 1,5 kilomètre de Natanz.
Plus tôt, en mai 2025, l’Institut pour la science et la sécurité internationale avait signalé que le régime iranien construisait un nouveau périmètre de sécurité avec des clôtures supplémentaires autour de la montagne Kolang-Gazla.
Contexte et situation actuelle
L’Institut pour la science et la sécurité internationale, qui surveille ce site depuis le début des travaux fin 2020, avait précédemment noté la profondeur et l’ampleur des tunnels, les entrées renforcées et les mesures de sécurité supplémentaires telles que les murs et les clôtures construits autour de la montagne.
Le rapport souligne qu’en juin 2025, rien n’indique que ces installations soient devenues opérationnelles, et les activités récentes confirment cette estimation.
Selon l’Institut, cette estimation pourrait expliquer l’absence de frappe aérienne directe sur ce site pendant les 12 jours de conflit, bien que la possibilité d’attaques non conventionnelles ne puisse être exclue.
Entrée Est et signes d’excavation terminée
Le rapport indique également que des images satellite de mai à août montrent une activité autour de l’entrée principale Est du tunnel, celle qui a subi le moins de travaux de stabilisation jusqu’à présent, avec un écoulement d’eau continu suggérant d’éventuels problèmes géologiques dans la zone.
Selon l’Institut, le régime iranien se concentre désormais sur l’achèvement de cette entrée. L’évolution des monticules de terre excavés indique que les travaux visent davantage à achever les structures qu’à agrandir le tunnel.
Renforcement des installations du tunnel de 2007
D’après le rapport, des images satellite du 10 août 2025, fournies par Maxar Technologies, montrent que les entrées des anciennes installations du tunnel, construites en 2007, ont été renforcées avec du béton épais, puis recouvertes de terre. Cette mesure vise clairement à les protéger contre les frappes aériennes ou les actes de sabotage.
Le complexe, inactif depuis des années, a été progressivement réactivé au cours des cinq dernières années, avec des modifications importantes de ses clôtures de sécurité et la construction de nouvelles extensions d’entrée ces deux dernières années. Certaines de ces extensions pourraient servir d’entrepôts ou d’installations de soutien pour les opérations du tunnel.
Le rapport souligne également que des méthodes similaires de renforcement des entrées avaient déjà été observées sur le site nucléaire de Fordow, où, avant l’opération américaine « Marteau de minuit », les bouches d’aération étaient protégées par des murs en béton.
La décision ultérieure du régime iranien d’ajouter des renforts similaires à Natanz soulève la question de savoir s’il a réussi à transférer des matières précieuses – notamment des stocks d’uranium enrichi ou des équipements nucléaires – vers ces installations avant les frappes américaines.
Cette inquiétude s’est intensifiée après la diffusion d’images satellites le 18 juin 2025 montrant un camion quittant le tunnel vers 9 heures du matin.

