Aux premières heures du mercredi 13 mai, le pouvoir judiciaire du régime iranien a exécuté Mohammad Abbasi, un prisonnier de 55 ans arrêté lors du soulèvement de janvier, à la prison de Ghezel Hesar. Les responsables du régime l’accusaient d’avoir participé au meurtre d’un commandant des forces de l’ordre et d’avoir pris part aux manifestations nationales.
Selon les rapports publiés, Mohammad Abbasi a été arrêté lors du soulèvement de janvier dans le quartier de Sar Asiab, à Malard. Le pouvoir judiciaire du régime a affirmé qu’il était impliqué dans l’agression de Shahin Dehghan, un colonel des Forces de sécurité de l’État du régime qui avait joué un rôle dans la répression des manifestations.
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— Iran Focus (@Iran_Focus) May 14, 2026
Selon des sources de défense des droits humains, après son arrestation, Mohammad Abbasi a passé une période en isolement cellulaire dans la section 209 de la prison d’Evin, subissant interrogatoires et pressions. Sans accès à un avocat indépendant, il a été condamné à mort par la 15e chambre du Tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le tristement célèbre juge Abolghasem Salavati. La sentence a par la suite été confirmée par la Cour suprême du régime, tandis que la demande de nouveau procès formulée par sa famille a été ignorée.
Il a également été rapporté que Fatemeh Abbasi, la fille de Mohammad Abbasi — arrêtée aux côtés de son père — a été condamnée à 25 ans de prison et est actuellement détenue dans la section des femmes de la prison d’Evin.
En réaction à cette exécution, Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a souligné que les exécutions brutales quotidiennes du régime reflètent avant tout sa crainte face à la colère publique grandissante et à la perspective d’un soulèvement. Toutefois, a-t-elle déclaré, une tempête de protestations et de soulèvements se profile à l’horizon, et le fascisme religieux qui règne sur l’Iran ne pourra échapper à son renversement.
Elle a également appelé le Secrétaire général des Nations unies, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme à prendre des mesures immédiates pour faire cesser les exécutions en Iran.

