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Le champion de boxe iranien Mohammad Javad Vafaei risque une exécution imminente, le régime intensifiant la répression

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La vie du prisonnier politique et champion national de boxe Mohammad Javad Vafaei Sani est gravement menacée suite à une série d’événements alarmants à la prison de Vakilabad, à Mashhad. Le 15 décembre 2025, les autorités ont informé l’athlète de 30 ans que la Cour suprême du régime avait rejeté sa demande de nouveau procès. Dans une démarche qui marque généralement l’ultime étape administrative avant une exécution d’État, les responsables de la prison ont informé sa mère par téléphone que sa condamnation à mort avait été transmise au département chargé de son exécution.

L’urgence de la situation a été soulignée lorsque la mère de Vafaei a été autorisée, de manière inattendue, à lui rendre visite le même jour. Ces manœuvres bureaucratiques font suite à une semaine de pressions accrues : le 6 décembre 2025, Vafaei a été placé à l’isolement et toutes les communications avec la prison ont été coupées. Ces actions sont largement interprétées comme un prélude clair et définitif à son exécution.

Une parodie de justice contrôlée par les services de renseignement.
L’affaire Vafaei illustre de façon flagrante comment le système judiciaire iranien fonctionne non pas comme un arbitre impartial de la loi, mais comme un bras répressif de l’appareil sécuritaire. Champion et entraîneur de boxe à Mashhad, Vafaei a été arrêté en janvier 2020 suite à des manifestations nationales. Il a subi 65 jours de tortures physiques et psychologiques intenses visant à lui extorquer des aveux forcés concernant son soutien à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK).

La procédure judiciaire engagée contre lui a été entachée d’irrégularités si flagrantes que même la Cour suprême du régime a été contrainte d’annuler sa condamnation à mort à deux reprises : une première fois fin 2022 et une seconde fois mi-2024. Cependant, preuve de la soumission du pouvoir judiciaire au ministère du Renseignement, la sentence a de nouveau été confirmée. L’avocat de Vafaei a publiquement attribué ce revirement à « l’ingérence de tiers », un euphémisme pour désigner l’obstination des services de sécurité à obtenir une exécution politique, indépendamment de tout fondement juridique.

Torture psychologique et cruauté systématique

La vindicte du régime s’étend au-delà des murs de la prison, ciblant les familles des prisonniers politiques dans une campagne de guerre psychologique. Vafaei s’est vu refuser systématiquement des congés maladie et a été cruellement empêché d’assister aux funérailles de son père, M. Seyed Ali Vafaei, décédé en novembre 2024. La santé de son père s’était rapidement détériorée en raison de l’immense chagrin causé par la confirmation de la condamnation à mort de son fils.

Cette inhumanité est systémique. Le 29 août 2025, M. Valiollah Daneshvar Kar, qui avait milité dans les rues pour son fils Shahrokh, emprisonné, malgré sa propre maladie, est décédé. Shahrokh s’est vu refuser l’autorisation d’assister aux funérailles. De même, en janvier 2025, les hommes de main de Khamenei ont empêché la prisonnière politique Marzieh Farsi d’assister aux funérailles de sa mère, Khadijeh Farsi.

Une campagne de terreur plus vaste
La volonté d’exécuter Vafaei n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit dans une campagne systématique visant à intimider une société au bord du changement. Il fait partie des 18 prisonniers politiques au moins actuellement condamnés à mort pour leur soutien à l’OMPI. Parmi eux figure son propre cousin, Mehdi Vafaei, accusé à tort d’un crime capital.

Cette escalade fait suite à l’exécution, en juillet, des membres de l’OMPI Mehdi Hassani et Behrouz Ehsani. Les responsables du régime laissent de plus en plus entendre qu’ils pourraient reproduire le « succès » du massacre de 1988, au cours duquel plus de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés, comme modèle pour réprimer la dissidence actuelle.

La Résistance iranienne a appelé les Nations Unies, l’Union européenne et tous les défenseurs des droits humains à prendre des mesures concrètes et urgentes. La simple condamnation ne suffit pas à arrêter un régime qui considère l’exécution comme un outil nécessaire à sa survie.

Le champion de boxe iranien Mohammad Javad Vafaei risque une exécution imminente, le régime intensifiant la répression.

Ce prisonnier politique et athlète national est menacé d’exécution suite à l’intensification de la répression menée par les autorités iraniennes, ce qui soulève d’importantes préoccupations internationales en matière de droits humains.

La vie du prisonnier politique et champion de boxe iranien Mohammad Javad Vafaei Sani est gravement menacée suite à une série d’événements alarmants survenus à la prison de Vakilabad à Mashhad. Le 15 décembre 2025, les autorités ont informé l’athlète de 30 ans que la Cour suprême du régime avait rejeté sa demande de nouveau procès. Dans une démarche qui marque généralement l’ultime étape administrative avant une exécution d’État, les responsables de la prison ont informé sa mère par téléphone que sa condamnation à mort avait été transmise au département chargé de son exécution.

L’urgence de la situation a été soulignée lorsque la mère de Vafaei a obtenu, de manière inattendue, une visite en personne auprès de son fils le jour même. Ces manœuvres bureaucratiques font suite à une semaine de pressions accrues ; le 6 décembre 2025, Vafaei a été placé à l’isolement et toutes les communications avec la prison ont été coupées. Ces actions sont largement interprétées comme un prélude clair et définitif à son exécution.

Une parodie de justice contrôlée par les services de renseignement

L’affaire Vafaei illustre de façon frappante comment le système judiciaire iranien fonctionne non pas comme un arbitre impartial de la loi, mais comme un instrument répressif de l’appareil sécuritaire. Champion et entraîneur de boxe à Mashhad, Vafaei a été arrêté en janvier 2020 à la suite de manifestations nationales. Il a subi 65 jours de tortures physiques et psychologiques intenses visant à lui extorquer des aveux forcés concernant son soutien à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK).

La procédure judiciaire engagée contre lui a été entachée d’irrégularités si flagrantes que même la Cour suprême du régime a été contrainte de casser sa condamnation à mort à deux reprises : fin 2022 et mi-2024. Or, preuve de la soumission du pouvoir judiciaire au ministère du Renseignement, la sentence a de nouveau été confirmée. L’avocat de Vafaei a publiquement attribué ce revirement à « l’ingérence de tiers », un euphémisme pour désigner l’obstination des services de sécurité à obtenir une exécution politique, indépendamment de tout fondement juridique.

Torture psychologique et cruauté systématique

La vindicte du régime s’étend au-delà des murs de la prison, ciblant les familles des prisonniers politiques dans une campagne de guerre psychologique. Vafaei s’est vu refuser systématiquement un congé maladie et a été cruellement empêché d’assister aux funérailles de son père, M. Seyed Ali Vafaei, décédé en novembre 2024. La santé de ce dernier s’était rapidement détériorée sous le poids de l’immense chagrin causé par la confirmation de la condamnation à mort de son fils.

Cette inhumanité est systémique. Le 29 août 2025, M. Valiollah Daneshvar Kar, qui avait milité dans les rues pour son fils Shahrokh, alors emprisonné, malgré sa propre maladie, est décédé. Shahrokh s’est vu refuser l’autorisation d’assister aux funérailles. De même, en janvier 2025, les hommes de main de Khamenei ont empêché la prisonnière politique Marzieh Farsi d’assister aux funérailles de sa mère, Mme Khadijeh Farsi.

Une campagne de terreur plus vaste

La volonté d’exécuter Vafaei n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit dans une campagne systématique visant à intimider une société à l’aube d’un changement. Il fait partie des 18 prisonniers politiques au moins actuellement condamnés à mort pour leur soutien à l’OMPI. Sur cette liste figure son propre cousin, Mehdi Vafaei, accusé à tort d’un crime capital.

Cette escalade fait suite à l’exécution, en juillet, des membres de l’OMPI Mehdi Hassani et Behrouz Ehsani. Les responsables du régime laissent de plus en plus entendre qu’ils pourraient reproduire « l’expérience concluante » du massacre de 1988, au cours duquel plus de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés, comme modèle pour réprimer la dissidence actuelle.

La Résistance iranienne a appelé les Nations Unies, l’Union européenne et tous les défenseurs des droits humains à prendre des mesures concrètes et urgentes. Une simple condamnation ne suffit pas à arrêter un régime qui considère l’exécution comme un outil indispensable à sa survie.

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