Mardi 7 avril, Gholamhossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire iranien, a appelé à accélérer et à alourdir les peines de mort. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer les condamnations à mort contre ce qu’il a qualifié d’« éléments et agents ennemis », alors que des informations font état d’une forte augmentation des pressions exercées sur les prisonniers politiques et de l’exécution de condamnations à mort ces derniers jours.
Le chef de l'appareil judiciaire #Iran insiste sur l'acceleration des executions#StopExecutionsInIran @UN_SPExperts @francediplo_EN https://t.co/VO1zHkkWmX
— Behzad Naziri (@BehzadNaziri) April 7, 2026
Mohseni Ejei a plaidé pour une accélération et un alourdissement des peines de mort. Lors d’une réunion avec les membres du haut conseil judiciaire, il a insisté sur la nécessité d’utiliser au maximum les lois, notamment celle renforçant les sanctions pour espionnage, afin d’accélérer le prononcé des jugements. Il a également souligné l’importance d’une application rapide des sanctions telles que la confiscation des avoirs et les exécutions dans les cas prévus par la loi, et a demandé que ces jugements soient rendus publics dans les médias.
Ces déclarations interviennent alors qu’au moins dix prisonniers politiques ont été exécutés ces derniers jours, dont six membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK). Des informations font également état de dizaines d’autres prisonniers qui attendent leur exécution.
L’insistance d’Ejei sur l’accélération du prononcé et de l’application des peines sévères et des exécutions survient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l’équité des procès et la transparence du système judiciaire.
Par ailleurs, Mohseni Ejei a décrit la situation du pays comme une guerre totale et a souligné la nécessité d’une confrontation décisive avec les opposants, ainsi que d’un renforcement de la surveillance des marchés et de la lutte contre ceux qu’il a qualifiés de perturbateurs. Il a également affirmé que, malgré cette situation, la vie quotidienne de la population n’a pas été perturbée.
Cependant, la concomitance de ces déclarations avec la récente vague d’exécutions et les informations faisant état d’une augmentation des peines sévères a encore accentué les inquiétudes quant au durcissement des mesures sécuritaires et judiciaires dans le pays.

