Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé que le plan de blocus des ports du régime iranien a été pleinement mis en œuvre. Dans un communiqué, le commandement a indiqué qu’en seulement 36 heures après le début de l’opération, les forces américaines étaient parvenues à interrompre tous les échanges commerciaux maritimes à destination et en provenance d’Iran.
Le CENTCOM a souligné l’importance de maintenir la supériorité navale américaine au Moyen-Orient et a ajouté que l’opération, menée dans le but de contrôler totalement le trafic maritime lié à l’Iran, est toujours en cours.
Parallèlement, les analystes militaires considèrent cette action comme l’une des options les moins risquées par rapport à des scénarios plus agressifs. Selon Mark Montgomery, amiral américain à la retraite, l’imposition d’un blocus naval comporte moins de risques pour les forces américaines que des actions telles que l’escorte militaire de navires dans le détroit d’Ormuz ou la prise de points stratégiques.
Dans d’autres scénarios, les forces américaines auraient pu être exposées à des menaces telles que des attaques de missiles, des frappes de drones, des vedettes rapides, voire des mines marines. Dans le contexte actuel, des navires de guerre américains sont stationnés à distance de sécurité dans le golfe d’Oman, surveillant le trafic maritime et arraisonnant les navires si nécessaire.
Le général Brad Cooper, commandant du CENTCOM, a également souligné la forte dépendance de l’économie iranienne au commerce maritime, précisant qu’environ 90 % des échanges économiques du pays s’effectuent par voie maritime et que toute perturbation de cette route engendrerait des difficultés considérables.
Le CENTCOM a également indiqué que des destroyers lance-missiles de l’US Navy participent à l’opération et que le blocus s’applique à tous les navires, indépendamment de leur pays d’origine ou de destination. Ces destroyers, dont l’équipage compte plus de 300 personnes, sont entraînés à des opérations offensives et défensives complexes.
Par ailleurs, le vice-président américain J.D. Vance, après des entretiens récents à Islamabad avec la délégation iranienne conduite par Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a déclaré que, selon lui, Ghalibaf exerçait un contrôle effectif sur les affaires iraniennes. Il a également souligné que malgré certains progrès dans les pourparlers, le niveau de méfiance entre les deux pays reste élevé et qu’un règlement des différends à court terme semble improbable.

