La société de surveillance maritime TankerTrackers a réagi aux affirmations des médias du régime iranien selon lesquelles un navire se serait « échoué » après avoir navigué en dehors d’une route désignée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), en déclarant que ce navire fait partie de la flotte du « réseau de contrebande de Shamkhani ».
La société, spécialisée dans le suivi du trafic maritime, en particulier de la « flotte fantôme », a écrit sur X le 1er juillet :
« Il s’agit de l’ARISTA (9348493). Il bat pavillon des Comores (dans la mesure où l’on peut le qualifier de “navire étranger”), mais il fait partie du réseau de Shamkhani en Iran. L’ARISTA est sous sanctions de l’OFAC américain depuis l’été dernier. »
Selon TankerTrackers, l’ARISTA est soumis aux sanctions du Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor des États-Unis depuis l’été dernier et se trouve effectivement immobilisé et échoué dans les eaux territoriales iraniennes, au nord de l’île d’Hormuz, depuis le début du mois d’avril 2026.
La télévision d’État du régime iranien a affirmé, dans un reportage diffusé le mercredi 1er juillet, qu’un navire naviguant en dehors de la route désignée dans le détroit d’Ormuz s’était échoué.
Le journaliste de la télévision d’État, présentant son reportage sur un ton dramatique, a affirmé que le navire était un porte-conteneurs étranger qui s’était échoué après être entré dans des eaux peu profondes en suivant l’itinéraire qu’il avait choisi, ce qui l’avait empêché de poursuivre sa route.
Le journaliste a également affirmé que le propriétaire du navire aurait besoin de l’assistance du régime iranien pour le remettre à flot et qu’il devrait payer pour cette intervention.
Pendant la guerre avec les États-Unis et Israël, le régime iranien a perturbé la principale voie de navigation dans le détroit d’Ormuz et a contraint les navires à transiter au sud de l’île de Larak.
Selon plusieurs rapports, le régime iranien a posé au moins 80 mines navales dans le détroit d’Ormuz, et leur déminage devrait retarder la réouverture complète de cette voie maritime stratégique.

