Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Majlis (parlement) du régime iranien et chef de l’équipe de négociation du régime, a affirmé que les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne seraient pas autorisés à accéder aux installations nucléaires bombardées par les États-Unis.
Les sites nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan ont été visés par des frappes américaines et israéliennes contre le régime iranien l’année dernière et cette année.
Depuis la guerre de 12 jours de l’année dernière, le régime iranien refuse à l’AIEA l’accès aux sites d’enrichissement ; on estime que le régime y a stocké suffisamment d’uranium hautement enrichi pour produire jusqu’à 10 armes nucléaires, s’il décidait de progresser rapidement vers la fabrication d’une bombe atomique.
Auparavant, le président américain Donald Trump avait déclaré : « Avec la coopération du régime iranien et en entrant en Iran, nous récupérerons l’uranium enrichi pour ensuite le transférer intégralement aux États-Unis. »
Plus tôt, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, avait déclaré lors d’une conférence de presse au Japon qu’un accord existait et que, pour le mettre en œuvre, l’AIEA devait avoir accès aux sites et y mener des inspections.
L’accès à ces sites est devenu l’un des principaux points de discorde lors des récentes négociations.
Dans une interview télévisée diffusée mercredi soir sur la chaîne d’État du régime iranien, M. Ghalibaf a déclaré : « À l’heure actuelle, ils n’ont droit d’accès qu’à deux installations : la centrale nucléaire de Bouchehr et le réacteur de recherche de Téhéran. L’accès a été limité à ces deux sites, et nous maintenons cette position. »
M. Ghalibaf a ajouté : « Le Majlis a voté une loi et le Conseil suprême de sécurité nationale a également adopté une résolution à ce sujet. En vertu de cette loi, aucun accès ne sera accordé aux sites qui ont été bombardés et endommagés. »
Avant les frappes américaines contre les installations nucléaires du régime iranien lors de la guerre de 12 jours, l’AIEA avait annoncé que le régime possédait plus de 400 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %. Au cours des derniers jours de la guerre de douze jours, le président américain Donald Trump a ordonné le bombardement des installations d’enrichissement iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan. Il a par la suite annoncé que ces installations avaient été détruites et que l’uranium enrichi se trouvait enseveli sous les décombres.
En avril, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique a déclaré qu’une grande partie de l’uranium enrichi du régime iranien se trouvait probablement encore sur le site du complexe nucléaire d’Ispahan.
Un mois plus tard, CNN a rapporté que le régime iranien avait délibérément détruit les tunnels menant à ses installations de stockage d’uranium hautement enrichi et en avait miné les entrées.
Cinq sources proches des services de renseignement américains ont indiqué à CNN qu’au cours des dernières semaines, à la suite de la menace du président Donald Trump de s’emparer par la force du stock d’uranium enrichi à 60 % de l’Iran, le régime iranien a considérablement intensifié ses efforts pour bloquer l’accès à cette matière.

