Le président américain Donald Trump a déclaré, lors d’une interview accordée à CNBC, que le régime iranien avait accepté la quasi-totalité des exigences des États-Unis. Il a tenu ces propos en réponse à une question sur la nature du récent conflit avec l’Iran et sur la possibilité qu’il se transforme en une « guerre sans fin ».
En défendant sa politique à l’égard de l’Iran, M. Trump a souligné que l’objectif des États-Unis dans ce conflit était d’éliminer la capacité de l’Iran à produire des armes nucléaires, plutôt que de s’engager dans une guerre prolongée. Il a également affirmé que le régime iranien avait accepté de ne pas développer d’armes nucléaires, un point qui figurait déjà dans l’accord sur le nucléaire de 2015, officiellement connu sous le nom de Plan d’action global commun (PAGC). Toutefois, durant son premier mandat, M. Trump avait qualifié le PAGC de « pire accord de l’histoire » et avait retiré unilatéralement les États-Unis de celui-ci.
Le président américain a également réitéré son affirmation selon laquelle Téhéran avait accepté de transférer son stock d’uranium enrichi aux États-Unis. Des responsables du régime iranien ont démenti cette affirmation, qui demeure l’un des principaux points de désaccord dans les négociations en cours.
Selon M. Trump, les négociations indirectes entre Téhéran et Washington, avec la médiation du Qatar et du Pakistan, se poursuivent, bien que parvenir à un accord définitif sur le programme nucléaire iranien reste un défi majeur. Il a aussi indiqué que les pourparlers reprendraient après les funérailles d’Ali Khamenei, l’ancien guide suprême du régime iranien.
Par ailleurs, au cours de l’interview, M. Trump a de nouveau affirmé que les États-Unis avaient remporté une victoire militaire sur l’Iran, tout en reconnaissant que ce dernier conservait une partie de ses capacités en matière de missiles. Il a ajouté que les États-Unis seraient en mesure de détruire ces capacités si nécessaire. Il a également évoqué les mesures de représailles américaines prises en réponse aux attaques attribuées à l’Iran contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
Justifiant sa décision d’entrer en conflit avec l’Iran, le président américain a déclaré qu’il ne s’agissait pas à proprement parler d’une guerre, mais plutôt d’une tentative d’éliminer la capacité de l’Iran à produire des armes nucléaires. Il a qualifié les quatre mois de combats de période relativement courte et a réaffirmé qu’il ne fallait pas permettre au régime iranien d’obtenir l’arme nucléaire. Par ailleurs, le récent protocole d’accord signé entre Téhéran et Washington a suscité des critiques en Israël, et des informations font état de désaccords croissants entre l’administration Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Il a ensuite qualifié le blocus naval imposé à l’Iran de « mur d’acier », affirmant qu’il avait été totalement efficace tout au long du conflit et qu’aucun navire n’avait réussi à pénétrer en Iran. Cette affirmation contredit toutefois les rapports d’organismes de renseignement et d’organisations maritimes indiquant que la « flotte fantôme » iranienne a poursuivi ses activités et que le blocus a été contourné à plusieurs reprises.
Trump a également réitéré son affirmation selon laquelle, aux termes de l’accord mettant fin au conflit, l’Iran s’est engagé à acheter aux États-Unis des produits agricoles essentiels, notamment du blé, du maïs et du soja. Évoquant la situation économique du régime iranien, il a déclaré : « Ils ont besoin de nourriture, et les agriculteurs américains la leur fourniront. »
Selon Trump, le protocole d’accord signé avec Téhéran a permis aux États-Unis d’assouplir certaines restrictions pesant sur les ports et les exportations pétrolières de l’Iran. Il a toutefois précisé que les revenus ainsi générés devaient servir à l’achat de denrées alimentaires plutôt qu’au renforcement des capacités militaires iraniennes.
Ces propos interviennent en dépit des déclarations antérieures de responsables du régime iranien — dont Abdolnaser Hemmati, gouverneur de la Banque centrale — qui ont insisté sur l’absence de tout engagement ou obligation d’acheter des produits agricoles aux États-Unis.

