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129e semaine de la campagne « des mardis contre les exécutions » dans 58 prisons à travers l’Iran

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La campagne « des mardis contre les exécutions » a tiré la sonnette d’alarme face à la hausse du nombre d’exécutions en Iran et a appelé à une action urgente pour empêcher l’exécution de prisonniers de droit commun dans le couloir de la mort à la prison de Ghezel Hesar, ainsi qu’à soutenir les prisonniers politiques condamnés à mort, en particulier ceux arrêtés lors des manifestations de janvier 2026.

Pour la 129e semaine de la campagne « des mardis contre les exécutions », des prisonniers politiques de 58 prisons à travers l’Iran ont observé une grève de la faim le mardi 14 juillet, réaffirmant leur opposition au prononcé et à l’exécution continus de peines capitales. Au cours des deux dernières années, cette campagne est devenue l’un des mouvements de protestation les plus vastes, les plus soutenus et les plus influents au sein des prisons iraniennes. Malgré les pressions sécuritaires, les menaces, les restrictions de communication et les mesures punitives, elle poursuit ses activités, avec chaque semaine de nouveaux prisonniers qui s’y rallient.

Voici le texte intégral de la déclaration publiée lors de la 129e semaine de la campagne « des mardis contre les exécutions» :

Poursuite de la campagne « des mardis contre les exécutions » dans 58 prisons pour sa 129e semaine.

La prison de Borujen rejoint la campagne.

Appel à sauver la vie de prisonniers de droit commun dans le couloir de la mort à la prison de Ghezel Hesar et mise en garde contre l’escalade des condamnations à mort visant des prisonniers politiques.

Deux ans après l’entrée en fonction de Massoud Pezeshkian, président désigné du régime iranien, le nombre d’exécutions a augmenté de manière alarmante, avec au moins 3 888 personnes exécutées à ce jour.

Selon certaines informations, une détenue de 52 ans a été pendue la semaine dernière à la prison d’Adel Abad, à Chiraz.

Alors que cette campagne d’exécutions et de répression se poursuit, des peines sévères et des condamnations à mort sont prononcées à l’encontre de prisonniers, notamment ceux arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026. Outre les dizaines de personnes déjà exécutées en lien avec ce soulèvement, plus de 100 autres prisonniers politiques, dont les noms ont été rendus publics, sont actuellement sous le coup d’une condamnation à mort. Selon les derniers rapports, les condamnations à mort suivantes ont été prononcées à l’encontre de 12 détenus dans l’affaire dite de la « place Alikhani » à Ispahan :

Alireza Sepahi, né en 2001, condamné à mort à quatre reprises.

Abolfazl Sepahi, né en 2003, condamné à mort à trois reprises.

Alireza Raeisi, né en 2004, condamné à mort à deux reprises.

Ghaem Hosseini, né en 2005, condamné à mort à deux reprises.

Gol Mohammad Mohammadi, né en 2002, ressortissant afghan, condamné à mort à deux reprises.

Amirhossein Safari, né en 1998, condamné à mort.

Amirhossein Maleki, né en 2006, condamné à mort.

Ali Dashti, né en 2006, condamné à mort.

Amirhossein Ebrahimi Analoujeh, né en 2006, condamné à mort.

Shervin Bagherian, né en 2007, condamné à mort.

Erfan Esfandiari, né en 2007, condamné à mort.

Abolfazl Ebrahimi, né en 2007, condamné à mort.

Trois de ces prisonniers politiques étaient des enfants au sens de la Convention relative aux droits de l’enfant au moment de leur arrestation.

Dans un autre acte de répression et de misogynie, le dimanche 12 juillet, des gardiens de la prison d’Evin ont pris pour cible le quartier des femmes détenues pour des motifs politiques et ont réprimé celles qui protestaient contre la surpopulation de ce quartier.

Selon des informations parvenues à la campagne, depuis le lundi 13 juillet, les détenus de l’unité 2 de la prison de Ghezel Hesar manifestent et observent une grève de la faim pour protester contre le transfert de six de leurs codétenus à l’isolement en vue de leur exécution.

Il convient de noter qu’en août dernier, 1 500 détenus de cette unité avaient mené une grève d’une semaine pour protester contre l’exécution de codétenus. Leur action avait permis de suspendre les exécutions de prisonniers condamnés pour des infractions liées à la drogue dans cet établissement, et les autorités pénitentiaires avaient promis de réexaminer ces cas. Une lutte inégale se joue au sein des prisons iraniennes. Le régime iranien a recours aux exécutions pour empêcher les protestations populaires, tout en utilisant les conflits extérieurs pour justifier la répression interne.

En réponse, des détenus et des membres de la campagne « des mardis contre les exécutions » mènent, depuis 129 semaines consécutives, des grèves de la faim et des actions de protestation chaque mardi pour dénoncer le crime que le régime iranien perpètre quotidiennement dans ses prisons, faisant preuve d’une détermination sans faille tout au long de ce combat.

Cette semaine, un groupe de détenus de la prison de Borujen, dans la province du Khorasan du Sud, a également rejoint la campagne « des mardis contre les exécutions ».

Les membres de la campagne alertent sur l’exécution imminente de détenus à la prison de Ghezel Hesar et appellent chacun à se faire la voix des condamnés à mort en lien avec le soulèvement de janvier.

129e semaine de la campagne « des mardis contre les exécutions » dans 58 prisons à travers l'IranCe mardi 14 juillet, marquant la 129e semaine de la campagne, les détenus participants observent une grève de la faim dans 58 prisons à travers le pays.

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