Alors que les mouvements sociaux se poursuivent dans différentes régions d’Iran, des retraités du secteur des télécommunications du comté de Bijar et des travailleurs licenciés de l’unité de maintenance de la société pétrochimique Salman Farsi, à Mahshahr, ont organisé des rassemblements de protestation le lundi 3 août pour exiger que leurs revendications soient prises en compte.
À Bijar, un groupe de retraités des télécommunications a manifesté pour dénoncer leurs conditions de vie, la gestion de la Société des télécommunications d’Iran (TCI) et la performance des principaux actionnaires de l’entreprise. Les manifestants ont désigné l’« Exécution de l’ordre de l’Imam Khomeini » (EIKO), la Fondation coopérative du CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique) et le consortium Mobin Trust comme étant les principaux actionnaires de la société, et ont appelé à ce qu’il soit répondu à leurs revendications concernant leurs moyens de subsistance et leurs droits professionnels.
Parallèlement, à Mahshahr, 52 travailleurs licenciés de l’unité de maintenance de la société pétrochimique Salman Farsi se sont rassemblés devant la préfecture et les bureaux du député local au Majlis (parlement) pour exiger leur réintégration et la fin de la précarité de leur emploi.
Selon ces travailleurs, qui comptent tous plus de cinq ans d’ancienneté, ils sont sans emploi depuis mars 2026, suite à la suspension des activités de l’unité. Ils ont expliqué que, bien que d’autres employés aient repris le travail, leurs contrats n’ont pas été renouvelés et ils n’ont pas été autorisés à retrouver leur poste.
Les travailleurs protestataires ont également indiqué que, malgré des démarches répétées et plusieurs rassemblements organisés ces derniers mois, ils n’ont reçu aucune réponse de la part des autorités. Ils réclament leur réintégration immédiate, le renouvellement de leurs contrats et la fin de l’insécurité de l’emploi.
Ces manifestations de lundi s’inscrivent dans un contexte de contestation sociale persistante ces dernières semaines à travers le pays, impliquant retraités, travailleurs et autres catégories professionnelles, autour de revendications portant sur les moyens de subsistance, la sécurité de l’emploi et la contestation des pratiques de gestion.

