La famille de Lindsay et Craig Foreman, un couple britannique emprisonné en Iran, a annoncé qu’ils avaient mis fin à leur grève de la faim après près de trois mois de protestation contre leurs conditions de détention.
Selon l’Agence France-Presse, Craig Foreman a entamé sa grève de la faim le 9 mai 2026 et y a mis fin le dimanche 9 août, après 93 jours. Lindsay Foreman, qui s’était jointe au mouvement de son mari le 18 mai, a également arrêté sa grève de la faim après 84 jours. D’après la famille, le couple n’a consommé que de l’eau durant les cinq derniers jours.
Cinq membres de la famille et des sympathisants au Royaume-Uni s’étaient également joints à la grève de la faim pour attirer l’attention sur la situation du couple et des autres prisonniers en Iran.
Joe Bennett, le fils de Lindsay Foreman, a indiqué que durant les derniers jours de la grève, le taux de glycémie de sa mère avait chuté brutalement, nécessitant son transfert à l’hôpital.
Selon la famille, Lindsay et Craig ont été autorisés à se voir pendant environ trois heures dimanche et à manger ensemble pour la première fois en près de trois mois. Leurs proches affirment que l’état physique du couple s’est quelque peu amélioré après avoir mangé, mais que leur rétablissement restera difficile.
Lindsay et Craig Foreman, tous deux âgés d’une cinquantaine d’années, ont été arrêtés en janvier 2025 alors qu’ils effectuaient un tour du monde à moto et traversaient l’Iran. En février 2026, ils ont chacun été condamnés à 10 ans de prison pour des accusations d’« espionnage », qu’ils ont tous deux démenties.
La famille de Craig Foreman a annoncé le mois dernier que deux années supplémentaires avaient été ajoutées à sa peine de prison. Selon la famille, cette peine additionnelle a été prononcée après qu’il s’est exprimé dans les médias.
Des experts des droits de l’homme des Nations unies avaient précédemment exprimé leur vive inquiétude quant à la situation du couple, avertissant que les garanties d’un procès équitable n’avaient peut-être pas été respectées et affirmant que les conditions de leur détention pouvaient s’apparenter à une prise d’otages.
Le couple avait auparavant protesté à maintes reprises contre les conditions précaires et insalubres de sa détention à la prison d’Evin.

