Ghaem Hosseini, arrêté lors des manifestations nationales de janvier et condamné dans le cadre de l’affaire dite de la « place Alikhani », a été exécuté à l’aube du jeudi 20 août à la prison de Dastgerd, à Ispahan.
L’agence de presse officielle Mehr, citant le centre de presse du pouvoir judiciaire, a annoncé l’exécution de Ghaem Hosseini. Cette exécution a eu lieu malgré les avertissements antérieurs d’experts des Nations unies concernant les violations généralisées des garanties d’un procès équitable dans l’affaire de la place Alikhani ; ces experts avaient appelé à l’annulation des condamnations à mort prononcées contre les 12 accusés de ce dossier.
Avec l’exécution de Hosseini, le nombre de personnes exécutées dans l’affaire de la place Alikhani s’élève désormais à au moins cinq, tandis que sept autres accusés restent sous la menace d’une exécution.
L’exécution de Ghaem Hosseini à la prison de Dastgerd, à Ispahan
Ghaem Hosseini figurait parmi les personnes arrêtées en lien avec les manifestations de janvier à Ispahan. Son nom apparaissait sur la liste des 12 accusés condamnés à mort dans l’affaire de la place Alikhani.
Le 28 juillet, il a été rapporté que la famille de Hosseini, ainsi que celles d’Amirhossein Maleki et d’Ali Dashti, avaient été convoquées à la prison pour une dernière visite. Malgré les protestations des familles et les mises en garde des organisations de défense des droits humains, son exécution a été menée à bien à l’aube du jeudi, à la prison de Dastgerd.
En quoi consiste l’affaire de la place Alikhani ?
L’affaire dite de la place Alikhani est liée aux manifestations qui se sont déroulées le 8 janvier 2026 à Ispahan. Selon les médias officiels, quatre membres de la milice Bassidj ont été tués lors des affrontements survenus ce jour-là. À la suite de ces événements, les forces de sécurité ont arrêté au moins 59 personnes.
D’après les informations publiées, 12 accusés ont été condamnés à mort dans ce dossier. Vingt-trois autres personnes ont écopé de peines de prison allant de cinq à dix ans, bien que des rapports indiquent qu’elles n’ont joué aucun rôle direct dans la mort des quatre individus. Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi ont été exécutés le 19 juillet 2026, tandis qu’Abolfazl Sepahi et Amirhossein Safari ont été exécutés le 28 juillet 2026.
Selon la liste publiée des 12 accusés, après ces cinq exécutions, Alireza Sepahi, Shervin Bagherian Jabali, Amirhossein Maleki, Ali Dashti, Abolfazl Ebrahimi, Alireza Raisi et Amirhossein Ebrahimi Analoucheh restent sous le coup d’une condamnation à mort.
Selon des sources bien informées, les accusés se sont vu refuser le droit de choisir un avocat indépendant lors de la phase initiale du procès et ont été jugés par des avocats commis d’office. Il a également été rapporté que ces avocats n’avaient pas un accès complet au contenu des dossiers de l’affaire.

