Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Majlis (le Parlement) du régime iranien, a mis en garde contre les conséquences de la crise économique et le renforcement des sanctions américaines. Il a affirmé que, même en disposant d’une puissance militaire, le régime iranien ne survivrait pas si la population souffrait de la faim et si l’économie du pays manquait de circulation financière, de croissance économique et de production nationale.
Lors d’une visite en Irak le vendredi 21 août, M. Ghalibaf a rencontré des personnes présentées comme des « acteurs économiques irano-irakiens » ; il a qualifié les nouvelles sanctions américaines d’« oppressives » et a souligné la nécessité d’élaborer une stratégie pour les contrer.
Il a insisté sur le développement des échanges commerciaux avec l’Irak en utilisant les monnaies nationales des deux pays, affirmant qu’une telle méthode permettrait de « porter un coup à la monnaie américaine ».
Ces déclarations font suite à l’annonce, la veille, par le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, de la mise en œuvre par Washington d’un plan visant à intensifier considérablement les sanctions économiques contre le régime iranien dans le but de provoquer sa « chute ».
M. Bessent a qualifié ce plan de plus vaste campagne coordonnée d’isolement économique de l’histoire mondiale et a précisé que les détails des nouvelles sanctions seraient dévoilés le lundi 24 août.

